Cameroun : l’État recense son patrimoine dans l’Adamaoua et le Nord

Le gouvernement camerounais a lancé une opération de grande envergure visant à établir un inventaire précis et actualisé du patrimoine de l’État dans plusieurs régions du pays. Présentée comme une exigence de bonne gouvernance, cette démarche concerne notamment les régions de l’Adamaoua et du Nord.
Une démarche institutionnelle pour une gestion optimisée
Officiellement lancée le 9 février 2026 dans l’Adamaoua, cette campagne de recensement, de valorisation et d’intégration du patrimoine public répond à des objectifs de transparence et de rationalisation de la gestion des biens de l’État. Elle s’inscrit dans le cadre des recommandations formulées par la Chambre des comptes, qui visent à garantir la régularité, la sincérité et une image fidèle des actifs publics.
Dans la région de l’Adamaoua, les travaux préparatoires ont été supervisés par le secrétaire général de la région, Joseph Christian Biloa Abouma, représentant le gouverneur. Une session de formation des agents recenseurs a été organisée pour assurer la cohérence de la collecte des données dans les cinq départements de la région.
Un périmètre d’action étendu
L’opération, dont la durée prévisionnelle est de 35 jours, a pour mission d’identifier, de décrire, d’évaluer et d’assurer le suivi de l’ensemble des biens appartenant à l’État. Son champ d’application est large : il comprend les terrains bâtis et non bâtis, les bâtiments administratifs, de logement et techniques, ainsi que l’ensemble du matériel roulant affecté aux services publics.
Le cheptel public fait également partie des actifs à inventorier. Les équipements et véhicules des forces armées et de la police sont inclus dans ce recensement, à l’exception de ceux classés sous le sceau du secret défense, selon les précisions apportées par les responsables de la campagne.
Une cérémonie similaire de lancement s’est tenue le lendemain, le 10 février, à Garoua, capitale de la région du Nord. Elle était présidée par Joseph Densou, secrétaire général des services du gouverneur, en présence du chargé de mission du ministère des Finances (Minfi) et du ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières (Mindcaf), le Dr Sama. Les chefs des services administratifs, judiciaires, militaires et de police de la région étaient conviés à cet événement.
Les autorités présentent cette initiative comme une démarche à la fois comptable, juridique et stratégique. Elle doit permettre à l’État de disposer d’une base de données fiable pour mieux valoriser son patrimoine, optimiser son allocation et planifier ses investissements futurs en fonction des besoins réels identifiés sur le terrain.



