Cameroun- Massacre de Kumba : L’armée camerounaise fait le deuil

A l’effet d’honorer à la mémoire des enfants assassinés à Kumba, le chef de l’Etat Paul Biya a décrété la journée du 31 octobre 2020, une journée de deuil national. L’armée camerounaise a tenu pour l’occasion à rendre un vibrant hommage. Tous les corps ont honoré au rendez-vous. Une forte cérémonie de recueillement s’est tenue au quartier général à Yaoundé.
Cela fait exactement une semaine que se sont produit les massacres de Kumba, dans la région du Sud-ouest Cameroun. La journée du 24 octobre hante jusque là des esprits. Des jeunes enfants qui ne demandaient qu’à être instruits ont brutalement été arrachés à la vie. Un crime intense de plus et de trop, d’une monstruosité digne des actes identifiables aux terroristes ; laisse un goût amère dans le cœur des camerounais. Une attitude qui ne Laisse pas indifférent l’opinion publique nationale et internationale. La preuve, une série d’ indignations et de dénonciation de tels actes provenant de toute part.
Se sentant concernée par ce crime odieux et lâche, de part son rôle de protecteur des biens et des hommes, se joint au reste de la communauté camerounaise pour pleurer ses fils. Raison pour laquelle, le décret du chef des armées camerounaises, ayant déclaré la journée du 31 octobre, journée de deuil national, arrive à point nommé.
La cérémonie commémorative s’est tenue au quartier général de Yaoundé.
En présence du ministre délégué à la présidence, chargé de la défense Joseph Beti Assom, Six grandes articulations ont ponctué cette cérémonie à savoir : la mise en place du drapeau et sa garde au rythme de la Musique Principale des Armées ( MPA); la levée des couleurs, exécution du refrain de l’hymne national par MPA, la lecture du Décret présidentiel instituant la journée du deuil national et la mise en berne du drapeau de la République marquant le deuil national.
Un hommage fortement significatif à l’endroit des enfants lâchement arrachés à la vie.
A titre de rappel, samedi dernier, des assaillants ont attaqué la classe de sixième du Complexe scolaire Mother Francisca International Bilingual Academy de Fiango, tuant sept élèves âgés de 9 à 12 ans, selon le gouvernement qui accuse les combattants séparatistes. Pour l’ONU, le bilan s’établit à huit morts.
Par ailleurs, onze autres enfants ont été blessés au cours de l’attaque. « Leur état est relativement stable. On a opéré certains d’entre eux. D’autres vont perdre l’usage de leurs membres inférieurs », expliquait Chamberlin Ntou’ou Ndong, préfet du département de la Mémé dont Kumba est le chef-lieu.
Une délégation ministérielle, conduite par le ministre de l’Administration territoriale, Atanga Nji Paul, s’est rendue dans la zone mardi dernier.
Il est à noter que les affrontements dans les régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest sont rendus à 03 ans.



