Cameroun- Mise en œuvre d’une gouvernance verte : Les jeunes choisissent l’hon. Cabral Libii pour défendre la cause

Cameroun- Mise en œuvre d’une gouvernance verte : Les jeunes choisissent l’hon. Cabral Libi pour défendre la cause
Le président du Parti Camerounais pour la réconciliation nationale ( PCRN )par ailleurs, député à l’Assemblée Nationale a noté les préoccupations d’une franche partie de la jeunesse soucieuse des questions climatique et environnementale. Évaluant l’état des lieux au Cameroun, l’ancien candidat aux élections présidentielles de 2018, prend sur lui désormais de porter la voix de ces jeunes au parlement. Le contrat verbal a été scellé, le 22 octobre 2024, au cours d’un atelier associé au Projet « Université de la Gouvernance Verte ( UniGoVe), où il a répondu présent.
Le Cameroun est confronté à des défis environnementaux et sociaux divers, accentués par les effets néfastes et déjà visibles du changement climatique. Ses nombreuses initiatives en faveur d’une émergence économique et sociale durable nécessitent une approche participative dans la prise de décisions, une référence certaine à la gouvernance durable. Si le processus de décentralisation engagé depuis les années 1996 est à saluer, il n’en demeure pas moins qu’une prise en compte des aspirations de toutes les parties prenantes reste fébrile bien qu’indispensable pour une efficacité améliorée des politiques de développement local. D’après les récents rapports du Groupe d’Expert Intergouvernementaux sur le Climat (GIEC), les femmes et les jeunes sont identifiés comme faisant parties des couches les plus vulnérables. Aussi, leur participation à la gouvernance locale est plus que nécessaire et permettrait d’optimiser les résultats définis par les stratégies nationales à l’instar de la SND30 et la CDN. Raison pour laquelle l’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement à travers son projet « Université de la Gouvernance Verte » ( UniGoVe ) choisie de s’investir à fond. «les questions de développement durable touchent tous les jeunes quelque soit leur appartenance, leur provenance. D’où l’importance de ce projet. Nous souhaitons véritablement que ce projet soit d’avantage porté plus haut afin que tous se sentent concernés.» confie Hervé MAKEBEL, le Chef de projet de l’université de la gouvernance verte expert en finance climatique, chef du département climat et énergie et réduction de risque de catastrophe au sein de l’ONG jeunes volontaires pour l’environnement ( JVE )
À cet effet, l’atelier de formation, réseautage et de dialogue intergénérationnel sur l’implémentation de la Gouvernance Verte au niveau local arrive à point nommé pour en même temps rallumer la flamme des jeunes, à se battre pour défendre la question écologique mais également les amener à garder espoir au sujet de la prise en compte de ces questions au sein de l’appareil gouvernemental. Une sorte de plaidoyer en cours de téléchargement. D’ailleurs ce plaidoyer, ne tarde pas à être exprimé en désignant l’honorable Cabral Libii comme ambassadeur des jeunes à l’Assemblée Nationale pour défendre les questions climatique, écologique, environnementale. Pour le député PCRN, « j’ai pris un grand plaisir à ce moment d’échange. Autant plus je partageais avec eux mes convictions, mes idées, mon expérience de parlementaire, autant je me suis abondamment enrichi de l’expérience de ces jeunes de ces hommes et femmes qui œuvrent d’arrache pied avec pugnacité et ténacité sur les questions de durabilité d’écologie, d’environnement pour certains depuis des décennies. C’est une question cruciale, que nous continuons à faire l’autruche ou pas c’est des questions qui vont nous tenir en tenaille. On a vu tout ce qui s’est passé récemment dans le Mayo-Danay , ce n’est pas très différent de ce qui s’est passé en Floride, en Afrique de l’Est en Asie ou ailleurs. À cause des mauvaises habitudes des humains, notre cadre de vie global est en plein dépérissement. Donc, il est absolument crucial et important que nous en soyons conscient…»
Raison pour laquelle, «J’ai dû prendre un engagement parce que certains d’entre eux m’ont fait le reproche et à juste titre de ne m’avoir pas encore vu porter les questions environnementales et écologiques avec autant de vigueur que je fais sur d’autres questions. J’ai pas manqué de leur rappeler que j’étais membre du réseau des parlementaires sur ces questions là. Mais j’ai effectivement fait la promesse et pris l’engagement, dès la session de novembre à venir, et même tout le temps qui me reste sur ce mandat parlementaire de porter avec plus de rigueur ces questions…» ajoute Cabral Libii.
Il faut noter que cette promesse intervient à quelques jours de début de la session ordinaire de l’Assemblée Nationale consacrée au vote du budget de l’Etat pour l’exercice de l’année 2025.
Il est donc fort probable que l’espoir des jeunes pour la prise en compte de la gouvernance verte soit longuement débattu au cours des prochaines échanges au parlement voir même prise en compte lorsqu’on connaît la pertinence de leur nouvel ambassadeur.



