Cameroun- Amélioration de la gouvernance foncière : le coup de pouce de la FAO et des partenaires internationaux

Cameroun- Amélioration de la gouvernance foncière : le coup de pouce de la FAO et des partenaires internationaux
L’État du Cameroun a entrepris depuis quelques temps déjà un chantier pour l’élaboration d’une nouvelle législation foncière adaptée aux défis nouveaux. Pour y arriver, il a besoin de contributions multiples afin de produire un travail de qualité. Raison pour laquelle, du 29 au 30 octobre 2024, le Cameroun sous le leadership du Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières s’est tenu dans le cadre du projet, « Améliorer la gouvernance foncière et réduire les conflits liés à la transhumance transfrontalière en République du Tchad, en République du Cameroun et en République Centrafricaine », un atelier multi acteurs de renforcement des capacités.
Depuis janvier 2011, une nouvelle législation foncière adaptée aux défis nouveaux est attendue. Pour franchir le pas, le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières Henri EYEBE AYISSI depuis qu’il a repris les rennes de ce Ministère en a fait un défis personnel. À cet effet, il ne lésine pas sur les moyens pour atteindre son objectif. Fervent disciple du président Paul BIYA, il est question de faire de la promesse du chef de l’État Camerounais une réalité. De ce fait, le puzzle semble se mettre progressivement en place. Cet atelier intervient comme une initiative pour capacité le personnel Mindcaf. «Cette rencontre est un tournant décisif en matière de gestion foncière en matière d’élaboration de la politique nationale foncière. Il s’agit précisément que la nouvelle loi intègre toutes les exigences et c’est pour cela que nous nous réjouissons de ce qu’il ait un implication des acteurs divers. Nous travaillons dans une démarche participative. Il faut renforcer les capacités des grands acteurs nationaux et les partenaires internationaux. » confie t’il.
Pour accompagner le Cameroun dans ce projet, les partenaires internationaux comme la FAO, la GIZ, l’Union Européenne se rendent disponibles. Pour INGEBORG GAARDE, Coordinatrice siège des projets fonciers en Afrique Centrale. « La FAO accompagne les pays qui souhaitent améliorer la gouvernance foncière à travers les réformes Foncières inclusives. Pour ce faire, on a des directives volontaires pour une gouvernance responsable du régime foncier qui est une orientation et aux normes internationales…» Ainsi, « … la FAO joue le rôle de secrétariat au niveau international pour assurer la mise en œuvre de ces directives volontaires au niveau national bien évidemment bien contextualisé. Donc la campagne est à la fois au niveau du gouvernement et tous les autres acteurs au niveau technique mais aussi au niveau du renforcement des capacités et du partenariat parce que la FAO ne travaille pas toute seule. Raison pour laquelle à cet atelier, on a d’autres acteurs comme la GIZ, l’Union Européenne. Ils sont tous acteurs pour qu’on puisse travailler en synergie et maximiser les impacts…» ajoute INGEBORG GAARDE, Coordinatrice siège des projets fonciers en Afrique Centrale.
Il s’agissait donc d’une activité qui a permis aux différents acteurs de s’approprier l’existant, de voir comment des directives volontaires élaborées par les partenaires, les institutions internationales peuvent être prise en considération aujourd’hui.
«…D’ores et déjà, c’est un tournant important de constater que nous sommes ensemble pour élaborer des plateformes pour lancer un dialogue interacteurs nationaux et étrangers de tel façon que l’avant projet de loi intègre l’ensemble des considérations au même titre que nous avons pris en compte ce qui se fait et dit au grand dialogue nationale au même titre que nous avons des textes nouveaux qui sont sortis au code minier, au même titre que cette politique agricole de cette nouvelle génération nous interpellé…»
À l’issue de ces deux jours des travaux, il est clair de voir se dessiner un progrès considérable vers la finalisation de l’avant projet de loi que le gouvernement pourra adopter et soumettre à l’appréciation du chef de l’Etat selon le chronogramme à déterminer.



