Politique

Shanda Tonme appelle à une parole citoyenne responsable face aux défis

Dans une déclaration publique, Shanda Tonme, qui occupe les fonctions de Médiateur Universel, de Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (Comicodi) et de Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (Mpdr), a délivré un message fort sur l’état d’esprit national. Il a souligné la nécessité pour chaque citoyen d’adopter une attitude constructive et de rejeter les discours fatalistes et décourageants.

Un plaidoyer pour la responsabilité individuelle et collective

Le responsable a estimé qu’il était contradictoire de mener une vie active, tournée vers l’avenir à travers la famille, le travail et l’éducation, tout en entretenant un discours systématiquement négatif sur le pays. Selon lui, cette tendance relève d’une forme de faiblesse et trahit les efforts collectifs. Il a rapporté des échanges avec des agents de l’État et des opérateurs économiques exprimant un profond sentiment de stagnation et de mélancolie quant à leurs perspectives professionnelles et personnelles.

Shanda Tonme a reconnu que l’aspiration à l’amélioration et la remise en question étaient des dynamiques normales et universelles. Cependant, il a fermement condamné la banalisation d’une culture de la défaite et du désespoir, qu’il juge dangereuse pour le tissu social.

Mise en garde contre les dérives opportunistes

L’intervention du Médiateur Universel constitue également une sévère mise en garde à l’encontre de certains acteurs, tant publics que privés. Il a dénoncé ceux qui, selon lui, instrumentalisent un climat politique perçu comme incertain – évoquant implicitement des théories sur une « fin de règne » – pour justifier des actes de prédation, des détournements de fonds et des trafics d’influence.

Il a affirmé avoir été témoin de tels agissements, citant le cas d’une institution universitaire privée où d’importantes sommes d’argent auraient été détournées, les présumés auteurs se prévalant de protections haut placées. Shanda Tonme a également évoqué l’existence d’individus, qu’il qualifie de « parachutés » dans l’administration présidentielle, qui manipuleraient des autorités traditionnelles, judiciaires et sécuritaires à des fins personnelles.

Le message est clair : ces comportements, qualifiés de « criminels » et « suicidaires » pour la nation, ne resteront pas impunis. Il a assuré que des sanctions « dures et inéluctables » seraient prises, invitant à croire aux engagements répétés du Chef de l’État en matière de fermeté. « Le jour arrivera », a-t-il insisté, concluant par une mise en perspective historique en affirmant que la postérité jugera sévèrement les actes actuels.

Cette prise de position, datée de Yaoundé le 19 février 2026, s’inscrit dans un contexte où les appels à la moralisation de la vie publique et les interrogations sur l’avenir politique camerounais occupent une place croissante dans le débat national.

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