Cameroun-Nigeria : 297 réfugiés rapatriés dans le cadre d’un plan bilatéral

Un programme de rapatriement volontaire conjoint entre le Cameroun et le Nigeria a été mis en œuvre ce mardi 27 janvier 2026. Un premier groupe de 297 ressortissants nigérians a quitté le camp de réfugiés de Minawao, situé dans la région camerounaise de l’Extrême-Nord, pour regagner leur pays d’origine.
Une opération sous haute escorte sécuritaire
Le départ des réfugiés s’est effectué à bord de cinq bus, sous la protection conjointe des forces de défense et de sécurité des deux États voisins. La cérémonie organisée pour l’occasion a été présidée par le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Elle s’est déroulée en présence de Lawan Abba Wakilbe, représentant le gouverneur de l’État nigérian de Borno, ce qui illustre le caractère coordonné de cette initiative transfrontalière.
Première étape d’un plan plus vaste
Selon les informations communiquées par le ministère camerounais de l’Administration territoriale, cette opération s’inscrit dans la mise en œuvre d’un plan global visant le retour volontaire de 3 122 réfugiés nigérians actuellement présents sur le sol camerounais. Ce programme bénéficie du soutien technique et logistique d’organisations humanitaires internationales, notamment le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
Le camp de Minawao, établi en 2013 dans le département du Mayo-Tsanaga à environ 70 kilomètres de la frontière nigériane, avait initialement pour vocation d’accueillir les personnes fuyant les violences du groupe terroriste Boko Haram. Cette structure, conçue pour une capacité et une durée limitées, a connu une pression démographique croissante, avec près de 77 000 résidents recensés en 2024 et des arrivées continues.
Le rapatriement de ce premier contingent, bien que numériquement modeste au regard de la population totale du camp, constitue une mesure opérationnelle significative. Il répond à un double objectif : alléger la surpopulation critique de l’installation de Minawao et favoriser le retour durable des réfugiés dans des conditions de sécurité assurées par la coopération entre Yaoundé et Abuja.



