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Cameroun- conférence des chefs d’établissements 2024 : Pour une mise en œuvre du concept-université-entreprise 

Cameroun- conférence des chefs d’établissements 2024 : Pour une mise en œuvre du concept-université-entreprise 

C’est la principale préoccupation qui a sous-tendue les assises de cette édition 2024 de la conférence des chefs d’établissements, présidée ce 11 juillet 2024 à Yaoundé par le ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement Supérieur, le Pr Jacques Fame Ndongo.

Plus d’une cinquantaine de chefs d’établissements issus des universités publiques ou privées ont répondus présents à cette conférence, qui se tient tous les trois ans. Ainsi, l’édition de 2024 a plongé les participants autour de la réflexion sur le concept université-entreprise, qui a été promulgué par une loi du 25 juin 2023 par le Chef de l’Etat. Paul Biya.

Ainsi, sur les trois exposés inscrits à l’ordre du jour, le premier présenté par le Pr Marcel Fouda Ndjodo était axé sur le cadrage sur le concept université-entreprise. Il convient donc de retenir avec lui que, « Le concept université-entreprise est une réforme qui change radicalement la compréhension de l’université, qui demande donc d’être bien entendue et assimilée. C’est la raison pour laquelle le ministre d’Etat met en œuvre une démarche de conduite de changement qui s’inspire de la tradition africaine. En 4 temps, il s’agit de faire sentir la reforme, faire entendre la reforme, faire comprendre la reforme pour que ensuite la communauté universitaire obéisse a cette réforme-là. Ces quatre verbes dans toutes les langues africaines se disent par un seul mot. C’est à cet exercice que le ministre d’Etat se livre, pour que la production des biens matériels, en plus de la production des biens immatériels soit une réalité dans nos universités. », A-t-il expliqué.

Pour implémenter cela, les acteurs de la communauté universitaire doivent comprendre et adhérer à ce concept. La première génération de l’université camerounaise a été celle qui produit et disséminé le savoir- faire uniquement, sans avoir pour mission de créer des entreprises voir des chefs d’entreprises. Il revient donc aux jeunes apprenants, de faire revenir notre économie informelle à celle formelle, industrielle comme le demande la SND30, et pour y arriver, il faut que l’université camerounaise se donne pour mission de former les futurs capitaines des industries.

Myriane DJAMEGNE

 

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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