Cameroun- Prise en charge du VIH/Sida chez l’adolescent : « Travailler pour nous sans nous, c’est travaillé contre nous »

Ce message est du réseau camerounais des adolescents et jeunes positifs ( Recaj+). Ils ont effectué, hier, 09 décembre, à Yaoundé, un plaidoyer à l’endroit des décideurs sur le système de prise en charge du VIH chez l’enfant et l’adolescent.
Selon les statistiques faites lors d’une enquête dans le cadre de l’initiative « engager les adolescents et jeunes dans la réponse nationale au Vih/Sida », menée par le Recaj+, dont plus de 500 adolescents et jeunes vivant avec le virus ayant pris part ; il ressort que 76% soit 387/511 adolescents et jeunes ne disposent pas de connaissances exactes sur le VIH. 82% soit 420/511 ado vivant avec le VIH éclare avoir des besoins non satisfaits dans leur prise en charge du VIH chez l’enfant et l’adolescent. Fort de ce constat déplorable au regard de tout ce qui est fait pour un avenir sans Sida au Cameroun, il semble selon ces jeunes plus que jamais important de faire eux.
De ce fait, avec le soutien de l’UNICEF, le RECAJ + a pu faire entendre sa voix auprès des décideurs camerounais et partenaires au développement « Ce plaidoyer est pour faire comprendre aux décideurs que malgré tout les efforts qui sont fait en matière de réponse au Vih/Sida, de façon globale, chez la cible adolescente et jeunes, il y a encore beaucoup à faire. Il est question de leurs présenter les difficultés et gap auxquels nous faisons face et de proposer des solutions. » confie Patrick Alain Fouda, président du RECAJ +.
Contraitement, Patrick Alain Fouda déclare, « Nous demandons une augmentation des ressources allouées à la prise en charge des adolescents et jeunes. On est dans un contexte particulier, où la plus part des partenaires au développement ont augmenté l’enveloppe budgétaire dédiée au activités de soutien au VIH. Donc, il faut absolument que cette augmentation profite également aux adolescents et aux jeunes du Cameroun »
Réaction de Patrick Alain Fouda, président du RECAJ +
Quant à l’UNICEF , ils se disent prêts à accompagner cette association dynamique partout où besoin sera pour faire entendre sa voix. « l’UNICEF est engagée auprès de cette association là qui est la première association d’enfants et adolescents qui eux-mêmes sont confrontés au VIH /Sida, l’ayant contracté soit par la transmission de la mère à l’enfant, soit à travers les rapports sexuelle. Ils ont décidé de se mobiliser d’abord pour appuyer les autres enfants dans la même situation où alors pour pouvoir défendre leur situation. Parlé de leur besoin plutôt que d’être entrain d’attendre que les autres fassent pour eux. C’est cette expérience là, qui nécessite notre appui et le soutien nécessaire pour qu’ils acquiert plus de compétence et de capacité, de travailler et pour qu’ils puissent développer leur propre plan d’action. », déclare Abdelkader Bacha.
Réaction Abdelkader Bacha, chef VIH/Sida pour l’UNICEF Cameroun
Ce plaidoyer a de ce fait retenu l’attention des autorités ayant répondu présents au rendez-vous. Entre autre, le ministre de la santé publique Malachie Manaouda et son secrétaire général.

A titre de rappel, plus de 2 millions d’adolescents vivent avec le VIH dans le monde. L’organisation mondiale de la santé rappelle depuis des années « la nécessité urgente de mieux adapter les services de lutte contre le VIH » Elle recommande pour se faire l’urgence d’améliorer la connaissance des besoins spécifiques relatifs aux traitements, aux soins, et à l’accès aux services de prévention positive des adolescents vivants avec le VIH et la participation de ceux-ci à l’ensemble des services de lutte contre le VIH/Sida destinés aux jeunes.



