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Cameroun- RDPC à Mbankomo : Quand le tribalisme joue sa carte

Cameroun- RDPC à Mbankomo : Quand le tribalisme joue sa carte

A l’heure où le parti de la flamme ardente au Cameroun réorganise son dispositif politique sur l’étendue du territoire national, des militants d’un genre particulier n’ayant d’yeux que pour leurs intérêts égoïstes ont juré de s’y maintenir par tous les moyens. Quit à trahir les textes prônés par les textes dudit parti politique qui plus est, a pour président national, Paul Biya. Parmi ses principes condamnés par la loi de ce parti, le tribalisme et le mépris des ainés y sont de mises. C’est pourtant ce sur quoi brillent ces militants de dernières heures.

Mbankomo est une localité rurale située dans le département de la Mefou-et-Akono dans la région du Centre Cameroun. L’arrondissement doit sa popularité et son prestige grâce à ses atouts naturels. La force des choses a permis qu’elle soit le point d’entrée et de sortie de la capitale politique Yaoundé. Ce qui vaut à cet arrondissement le statut de point stratégique et zone sensible du pays. Ce n’est donc pas le fruit du hasard si ses terres font l’objet de tant de convoitises. La preuve, aujourd’hui, l’on assiste à une invasion populaire. En dehors des autochtones d’expression Ewondo, cette partie du pays, embrasse désormais plus de 360 tributs que compte le Cameroun. Les dualas, les bassas, les Etons, les Bamilékés, les nordistes, les anglophones y vivent en toute convivialité et sérénité. C’est en tout cas, la pensée collective. Même chose pour les religions et autres doctrines. C’est comme dire, un Cameroun en miniature dans un arrondissement où la population vit à 70% des produits champêtres.
Jusqu’ici, les relations entre autochtones et allogènes étaient des plus enviées. Seulement, la petite bête vient de dévoiler au grand jour, ce qui se dit tout bas. La politique fait sa place. Il semblerait selon certaines langues bien aiguisées que tant que les allogènes ne lorgnent pas les postes stratégiques de la politique, tout va à merveille. Malheureusement, certains courageux militants de la première heure ont crevé l’abcès.

En effet, depuis l’existence du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais ( RDPC ), l’arrondissement de Mbankomo est un bastion imprenable. Ce parti politique y est solidement installé. Si cela est possible, le secret serait enfoui dans l’organisation, l’unité et la concorde des militants engagés et aptes à mobiliser issus d’une génération miracle.

Seulement, les temps changent.
La dernière élection présidentielle organisée au Cameroun en novembre 2021 annonçait déjà les prémices d’une chute. Ce parti qui a toujours récolté 100% dans cette partie du pays s’est vu perdre quelques kilogrammes. Malgré la victoire finale, d’aucuns diront qu’il s’agit d’un échec. Les langues indiscrètes laissent croire les guerres de clans trônent. L’ambition personnelle a pris le dessus sur la collective. La nouvelle génération étale ses limites. Le renouvellement des bureaux des organes de bases du parti au pouvoir en cours présente de ce fait, les vrais visages. Le torchon brûle. La localité limitrophe à la capitale politique jadis réputée pour son hospitalité légendaire est désormais souillée. La section RDPC de Mbankomo compterait dans son sein des indisciplinés qui, selon ses mêmes indiscretions, compteraient sur leur réseau d’influences tapis dans l’ombre. Le comble est que ce désordre bien installé a pour locomotive la tête de proue. De ce fait, dans l’optique d’y maintenir cette hégémonie profitable aux puissances adverses tapis dans l’ombre, tentent par tous les moyens de détruire tout sur le passage.

L’argument fatal

Pour déstabiliser les vrais fidèles du parti, tous les moyens sont bons. La dernière en date est la question d’autochtonie des prétendants aux postes politiques importants dans l’arrondissement. En dépit du travail abattu, des services rendus, ou même de l’ancienneté dans cette section, certains patrons actuels du parti à Mbankomo brandissent l’autochtonie comme argument fort pour prétendre à ces postes. Tout ceci pour glaner un mandat de plus.

Et pourtant…

Où étaient-ils quand ses même « étrangers » se battaient comme de beaux diables pour maintenir l’équilibre de la section de Mbankomo dans le temps? Quand ses même soit disant étranger gravissaient les échelons politique ? Pourquoi renier aujourd’hui ces militants « étrangers » qui ont tout donné et ce, dans tout les sens du terme ?

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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