Cameroun- Villes durables: Les élus locaux veulent l’accès aux services de base

C’est au cours de l’atelier de restitution des plaidoyers ouvert le 23 septembre dernier à Yaoundé que les autorités locales ont émis ce vœu.
C’est lors de la restitution des travaux de groupes constitués des autorités locales, des administrations nationales, des experts, des universitaires et parlementaires, que les élus locaux du Cameroun ont souhaité offrir aux populations l’accès aux services sociaux de base. Il s’agit notamment pour ces populations d’avoir un accès facile à l’eau potable, a l’assainissement et la gestion des déchets.
En effet, de nombreuses agglomérations ne sont pas suffisamment alimentées en adduction d’eau potable. Aussi, le secteur de l’eau n’est pas considéré comme stratégique, comme le démontre l’absence d’une véritable stratégie dédiée a ce secteur. On note également une absence de déclinaison de la gestion du secteur en termes de programmes. Quant au secteur de l’assainissement au Cameroun accuse un retard certain par rapport à d’autres pays à revenus comparables, avec des projets et des financements irréguliers sur les quinze dernières années. Le secteur de l’assainissement n’a pas été proactif et est doté de moyens modestes. Afin de relever ces défis, l’Etat devra mettre en œuvre une bonne politique de répartition des rôles, attirer plus d’acteurs dans le secteur et dégager des moyens conséquents.
S’agissant de la gestion des déchets ménagers, la divergence des plans d’actions des acteurs constituant le comité interministériel semble être l’une des causes principales de la médiocrité de leurs performances. Le manque d’activités complémentaires entre les ministres demeure un frein pour la mise en place d’une stratégie de gestion cohérente des déchets ménagers. Les institutions étatiques sollicitent peu l’expertise universitaire. Une ouverture vers les enseignants et chercheurs serait un appui assez fort pour palier certaines insuffisances ou renforcer les actions des ministères d’autant plus que les données sont actualisées et disponibles dans les universités. En passant à côté de leurs missions, ces institutions étatiques participent sans peut-être se rendre compte à l’aggravation des problèmes d’insalubrité et de dégradation de l’environnement dans les villes.
JCK



