Cameroun- Réduction des coûts et des délais d’exécution des travaux routiers: La Mini Centrale à enrobés du mintp révolutionne les BTP

La mise en service expérimentale de la Mini Centrale à enrobés tièdes, sur le chantier d’exécution des travaux d’urgence pour la réparation de la couche de roulement en régie, avec l’équipe du Ministère des Travaux Publics, sur l’axe Edéa – Kribi ; est très appréciée. Elle vient ainsi révolutionner le mode opératoire des entreprises de BTP au Cameroun ; à la fois sur la réduction des coûts et des délais d’exécution des travaux.
Dans une dynamique d’accroitre les capacités d’intervention de l’Etat, dans les secteurs les plus sensibles de la vie socioéconomique des populations locales, le Gouvernement camerounais s’est engagé à reprendre progressivement en main un certain nombre de travaux d’urgence ; notamment ceux relatifs à l’entretien et aux réparations routières, avec l’aide de la régie du Ministère des Travaux Publics. Une initiative salutaire qui présente des incidences directes sur la réduction des coûts de ces travaux routiers ; en plus d’avoir des gains en temps et en procédures, les plus inestimables.
Réduction des coûts des travaux
C’est dans cette optique que des instructions fermes du Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, ont été données à la Brigade Nationale des travaux en régies, de procéder à la réparation, en régie, de ces dégradations routières ; conformément aux directives du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, relativement à la réduction des coûts des travaux d’entretien et de construction routière au Cameroun.
Le cas expérimental d’Edéa – Kribi
La mise en œuvre de ces instructions du Ministre, Emmanuel Nganou Djoumessi, ne s’est pas faite attendre, car la Brigade Nationale des travaux en régie, dirigée par Fonkou Edouard, s’est immédiatement déployée sur le chantier accidentogène de la route Nationale N°7, Edéa – Kribi.
Edéa – Kribi à 103 millions seulement
Une visite sur ce chantier fait état de ce que, les nids de poules, les ornières et toutes les autres dégradations de la chaussée, ont entièrement été traités par l’équipe des ingénieurs du MinTP, conduite par le Chef de Projet, Sissoko Adol Wilfred, en 11 jours seulement ; entre le Pk0 à Edéa, jusqu’au Pk28, sur le pont sur le Nyong.
Le deuxième tronçon quant à lui, qui va du Pont sur le Nyong, jusqu’à Kribi, est en train de subir le même traitement de la part de la régie du Ministère des Travaux Publics. Le coût total prévisionnel de ces travaux étant estimé à 103 millions de FCFA, toutes taxes comprises (TTC) ; pour un délai d’exécution d’un mois seulement ; alors même que les entreprises privés présentaient des offres allant de 900 millions à 1,1 milliards de FCFA.
Une performance sans pareil, qui ne laissera pas indifférente les entreprises de BTP, qui y trouveront désormais, à tort à raison, une concurrence de poids sur le marché de l’entretien routier au Cameroun.
La machine révolutionnaire du BTP
La mini centrale à enrobés tièdes, récemment acquise par le Ministère des Travaux Publics, encore appelée Blow Patcheur, ou usine mobile de fabrication des enrobés tièdes, est une machine innovante et révolutionnaire dans le secteur du génie civil. Un engin extraordinaire de BTP, inventé par un camerounais de la diaspora, Kuete Edouard, qui travaille pour le constructeur Allemand Schäfer ; il a été déniché par le Ministre Nganou Djoumessi, dans un salon d’exposition à Paris ; avec sa capacité de production impressionnante de 1,7 tonnes d’émulsions tièdes, entre 65°C à 80°C, tous les 02 jours.
Cette mini centrale mobile, la seule du genre au Cameroun, qui ne coûte que moins de 150 millions de FCFA, devra être acheté et mise à disposition dans chacune des dix régions du pays, afin d’en assurer les réparations d’urgence sur le réseau routier en perpétuelle dégradation.
A quand la centrale d’émulsion au Cameroun ?
Dans une conjoncture économico-politique internationale marquée par le quasi-monopole des multinationales en Afrique, l’acquisition de certains outils de production par des Etats, peut être considérée comme des pertes de parts de marché pour les uns et les autres. Même le Nigéria, qui est la première puissance économique ; et le premier producteur de pétrole en Afrique, ne dispose pas encore d’une centrale de production d’émulsion sur son sol. Le monopole étant dicté jusqu’ici par les entreprises étrangères. Or cette matière première est fondamentale pour réduire systématiquement le coût des travaux routiers.
Le réveil viendrait certainement du Cameroun, avec ce sursaut d’orgueil du Gouvernement, via le Ministère des Travaux Publics, qui a permis déjà l’acquisition de cette mini centrale à enrobés tièdes ; et donc les discussions seraient en cours pour la construction des stations de production d’émulsion sur son sol. Alors que certaines études tablent sur un coût total d’investissement dérisoire de moins de 500 millions de FCFA, pour cela.
Au terme des résultats du travail de cette régie sur son tout premier chantier expérimental de l’axe bitumé Edéa – Kribi, la suite des ambitions du Ministère des Travaux Publics, déterminera la ferme volonté du Cameroun à asseoir à la fois son autonomie et sa souveraineté économique.



