Cameroun : le BIR repousse une incursion de Boko Haram à Bargaram

Dans la nuit du 25 au 26 février 2026, un poste militaire camerounais a été attaqué dans la région de l’Extrême-Nord. L’assaut a eu lieu vers deux heures du matin contre une position du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) située à Bargaram, dans l’arrondissement de Hile-Alifa, département du Logone-et-Chari.
Un assaut repoussé avec pertes
Selon des sources sécuritaires, un groupe d’hommes armés, présenté comme provenant d’un pays frontalier, a pris pour cible cette avant-garde des forces de défense. La réaction immédiate des militaires a conduit à un affrontement dont le bilan est lourd pour les assaillants. Quatre individus, identifiés comme appartenant au groupe terroriste Boko Haram, ont été neutralisés lors des échanges de tirs. Malheureusement, un soldat camerounais a également trouvé la mort au cours de l’engagement.
Un important arsenal saisi
À l’issue de l’incident, les troupes ont procédé à la saisie d’un important lot d’armes et de munitions abandonnées par les attaquants en déroute. Le matériel récupéré comprend notamment deux fusils d’assaut de type Kalachnikov, un fusil de précision M21, une mitrailleuse PKM et un lance-roquette. Les forces ont également mis la main sur plusieurs grenades à main et des centaines de munitions de divers calibres, témoignant de la préparation logistique de l’opération hostile.
Cet événement survient une semaine seulement après une attaque similaire menée contre le même poste militaire dans la nuit du 18 au 19 février. Lors de ce précédent assaut, la riposte du BIR avait abouti à la neutralisation de cinq terroristes. Les profils et les modes opératoires semblent converger, les autorités pointant dans les deux cas une provenance extérieure des groupes assaillants.
Ces incidents répétés soulignent la persistance de la menace asymétrique dans la zone frontalière du bassin du lac Tchad, malgré les efforts continus des armées nationales et régionales. Ils rappellent la pression constante qui pèse sur les dispositifs de sécurité déployés dans l’Extrême-Nord camerounais, une région régulièrement éprouvée par les incursions de groupes insurgés.



