Cameroun – Technologie: un drone « made in cameroon » dispo
Après les USA et l’Europe, c’est au tour de l’Afrique de montrer son savoir faire. Le premier drone africain est signé » made in Cameroon ». Il a été officiellement lancé, le 2 février 2018 à Yaoundé par le ministre des postes et télécommunications (Minpostel), Minette Libom Li Likeng.
Le Cameroun savoure l’ingéniosité de sa jeunesse. Le tout premier drone africain fabriqué au Cameroun est lancé. Après deux ans de recherches, le drone camerounais exploite enfin l’espace aérien. Créée en 2015 et installée à Douala, la startup » Will and Brothers » construit, conçoit, paramètre et commercialise le drone. Elle a à son actif fabriqué plusieurs drones. Parmi lesquels, les quadricoptères, les hexacoptères, les ailes volantes et l’algo. Tous ces appareils sont dotés d’une autonomie énorme.
Les quadricoptères ont »une capacité comprise entre 30 et 45 minutes » a indiqué le promoteur William Elong. Il précise que l’Algo est le produit phare de la structure et possède une heure d’autonomie. Les coûts de production sont plus bas. La maintenance et le suivi sont assurés par les équipes locales. Le gouvernement quant à lui salue l’initiative. Ces jeunes de la » start-up Will & Brothers font la fierté du Cameroun » a exprimé le ministre des postes et télécommunications. Par la même occasion, le ministre a réitéré son engagement à rendre un environnement propice pour le développement et le financement de cette petite entreprise. D’après William Elong, le coût est relativement plus bas que le drone américain.
A l’heure actuelle, l’économie numérique prend une vitesse vertigineuse dans le monde. L’Afrique ne dort pas. Le drone » Made in Cameroon ». Ce projet est une aubaine pour les multiples secteurs d’activités en l’occurrence, l’agriculture, la cartographie, la sécurité, la télécommunication et bien d’autres. » L’idée est de proposer des solutions qui sont utilisables dans plusieurs secteurs d’activité » a affirmé William Elong. Ce matériel va permettre de gagner en temps et limiter plus de risque, le cas dans le domaine de la télécommunication. Selon l’exemple pris par le propriétaire du nouveau bébé de la technologie camerounaise » pour surveiller un pylône de télécommunication, on doit avoir un agent qui escale le pylône et qui prend du temps, avec un drone on peut faire la même opération en trente minutes. Ça veut dire qu’on prend moins de risque et qu’on audite sur plusieurs pylônes ». Ceci justifierait la signature d’une convention entre la compagnie de téléphonie fixe nationale (CAMTEL) et la start-up. Malgré les gloires qui augurent un lendemain meilleur, la jeune entreprise est en carence de logistique.



