Cameroun : un activiste interpelle le président sur des violations présumées

Un ancien cadre du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) a lancé un appel public au chef de l’État, Paul Biya. Il dénonce ce qu’il présente comme une campagne de harcèlement et une violation de ses droits fondamentaux.
Un plaidoyer public pour la justice
Jacques Bertrand Mang a exposé sa situation lors d’une déclaration publique le 20 janvier. Il affirme être la cible de menaces et de poursuites depuis près de dix-sept ans, une période qu’il décrit comme marquée par une « souffrance » et une « pénible galère psychologique et physique ». Selon l’activiste, ses récentes activités civiques seraient à l’origine des pressions actuelles. Celles-ci incluent des campagnes de sensibilisation sur la gestion des déchets ménagers et des interpellations adressées à des élus locaux et à des membres du gouvernement.
Des griefs remontant à la période universitaire
Les racines du dossier de Jacques Bertrand Mang plongent dans son parcours étudiant à l’université de Douala. Il évoque des frustrations anciennes, notamment une accusation d’agression sexuelle portée contre un enseignant et son exclusion subséquente du système universitaire après le dépôt d’une plainte. Cependant, cette version des faits ne mentionne pas les accusations dont il a lui-même fait l’objet à l’époque, en particulier une affaire d’escroquerie portant sur une somme d’environ 500 000 francs CFA, collectée auprès d’étudiants.
Une interpellation directe des plus hautes autorités
Face à ce qu’il perçoit comme une impasse, l’ancien étudiant s’est tourné vers la plus haute institution de l’État. Il indique avoir adressé à quatre reprises des courriers à la présidence de la République, tous restés sans réponse. Son appel solennel demande au président Paul Biya d’intervenir en garant de l’État de droit pour que justice lui soit rendue. Il réclame également que des comptes soient demandés à d’anciens responsables de l’université de Douala et à l’actuel ministre de l’Enseignement supérieur.
Cette affaire met en lumière les complexités de certains dossiers individuels à l’intersection du monde universitaire, de l’activisme politique et du système judiciaire. Elle pose également la question des recours disponibles pour les citoyens qui s’estiment lésés par des institutions.



