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Cameroun- Assises générales de la commune : Ces attentes que nourrissent les maires

Le premier ministre Joseph Dion Ngute a ouvert les travaux des assises générales de la commune hier, 06 février à Yaoundé . Il a réitéré la détermination du chef de l’État à accélérer le processus de décentralisation afin de donner une impulsion nouvelle à l’action communale.   Néanmoins les maires ont émis un certains nombres de doléances…..

Les maires des 360 communes que compte le Cameroun accompagné de certains conseillers municipaux, les 14 délégués du gouvernement et les sénateurs ont marqué de leur présence l’ouverture des assises générales de la commune. Première rencontre du genre au Cameroun, c’est le lieu pour le  ministre de la décentralisation et du développement locale Georges Olanga Obam de balayer le champ des travaux de Yaoundé. Il a par ailleurs égrainé certaines avancées. Notamment le transfert de plus de 63 compétences aux communes par plus de 20 départements ministériels, soit plus de 360 milliards alloués aux mairies depuis 2010. Mais également ,il a signifié la volonté du gouvernement  de donner une impulsion nouvelle à l’action communale. Cela passe par l’identification des faiblesses pour apporter une dose de mesure afin de rendre effectif la décentralisation. Le premier ministre Joseph Dion Ngute quant à lui , a invité les magistrats municipaux a faire de la commune une maison commune pour un développement locale efficace qui prend en compte les aspirations de la communauté. Profitant de la tribune, il a  annoncé sur très haute instruction du président de la république Paul Biya  une dotation spéciale  de  36 milliards de francs CFA, soit 100 millions par commune pour le compte de l’année 2019. De même que les salaires des maires seront payés de façon régulière, avec une obligation de résidence sur le territoire de la commune. Au plaisir des élus locaux. Cameroun- Assises générales de la commune : Ces attentes que nourrissent les maires 6A propos Stanislas Ayissi ,maire de la commune d’Elig- Mfomo se réjouit des avancées. «  Il faut reconnaître que la décentralisation est là. Il y a des avancées certaines  en la matière. Mais il faut reconnaître que cette décentralisation par rapport à la vitesse que le chef de l’État a voulu impulser , ça traîne un petit peu . Alors c’est pour ce fait que le chef de l’État S.E Paul Biya a décidé de prendre le taureau par les cornes. C’est ce qui justifie la tenue de ces assises .Nous espérons au terme de ces travaux ,beaucoup de choses changer et que le processus va prendre un coup d’accélérateur. » A-t-il confié à notre rédaction.

Les attentes au terme des assises

Le bal a été lancé par le chef du gouvernement camerounais et c’est parti pour deux jours de conclaves des acteurs de la  décentralisation. Il sera question d’effectuer des travaux en atelier et en séance plénière. Ils vont faire un état des lieux, en dressant un diagnostic de la commune depuis sa création il y a cent ans au Cameroun jusqu’à ce jour. Pendant les échanges entre acteurs, il est question de partager des expériences afin d’améliorer l’organisation et le fonctionnement de l’institution communale, gage du développement locale. Pour ce fait, six ateliers sont prévus avec une importance cardinale pour ces élus locaux. Cameroun- Assises générales de la commune : Ces attentes que nourrissent les maires 7C’est dans ce sens  que  Ambroise Évina  maire d’Esse dans la région du centre souligne que, «  la décentralisation est effective depuis 2010. Il faut noter que c’est un processus. Et avec la création du nouveau ministère de la décentralisation et du développement locale, nous osons croire qu’elle sera concrète c’est-à-dire plus d’autonomie financière, administrative et celle au niveau de la gouvernance locale. Donc les attentes sont énormes. On se dit avec les recommandations qui sortiront des différents ateliers, nous pourrons avoir un résultat probant pour l’effectivité de la décentralisation au Cameroun. » . Une effectivité qui ne peux être possible à ces conditions : «  Il faut ces outils de travail. A savoir la mise en place effective de la commission communale de passation des marchés publics . Il y a aussi pour l’unicité des caisses , que l’État mette un mécanisme sur pied afin que les collectivités territoriales décentralisées reçoivent leurs dotations à temps. Il faut que l’État face un réel transfert de ressources , que soit humaine que financière. » à ajouté Stanislas Ayissi maire d’Elig-mfomo .

Paul Fils Eloundou

Journaliste camerounais et maître en droit privé fondamental à l'Université de Yaoundé 2 SOA.

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