Politique

Alice Nkom clarifie la position du FSNC sur les élections de 2026

La porte-parole du Front pour la Souveraineté et la Nouvelle Constitution (FSNC), Me Alice Nkom, a publié une mise au point pour clarifier la position de son mouvement concernant les prochaines échéances électorales au Cameroun. Cette intervention fait suite à la diffusion d’une vidéo dans laquelle l’avocate exprimait son soutien à un candidat aux élections municipales de Douala.

Un démenti sur la stratégie électorale du parti

Dans sa déclaration, Me Nkom a catégoriquement démenti que le FSNC, présidé par Issa Tchiroma Bakary, ait l’intention de participer aux élections législatives et municipales prévues pour 2026. Elle a affirmé que toute interprétation allant dans ce sens constituait une déformation de ses propos et de la ligne officielle du parti.

La responsable politique a réaffirmé que la position du FSNC restait celle du boycott électoral, une stratégie qu’elle a qualifiée de « voie la plus juste et la plus cohérente » dans le contexte politique actuel. Elle a rappelé que cette approche avait été adoptée par le passé par d’autres figures de l’opposition, comme Maurice Kamto.

Distinction entre engagement personnel et ligne du parti

Alice Nkom a établi une distinction nette entre son soutien personnel à des candidats individuels et la position officielle du parti qu’elle représente. Elle a expliqué que son appui à des militants s’opposant au régime au pouvoir, y compris par la voie électorale, relevait d’un choix personnel et ne signifiait en aucun cas un changement de cap pour le FSNC.

Elle a défendu cette posture en invoquant la nécessité d’une « intelligence collective » au sein de l’opposition, capable d’embrasser différentes stratégies de résistance sans se diviser. Pour elle, le soutien peut s’exprimer à la fois envers ceux qui boycottent le processus et envers ceux qui choisissent d’y participer pour combattre le système de l’intérieur.

Un plaidoyer pour l’unité de l’opposition

Le cœur de son message a porté sur l’impératif d’unité au sein des forces politiques alternatives. Me Nkom a estimé que les divisions ne profitaient qu’aux pratiques de fraude et d’opacité qu’elle dénonce. Elle a appelé à la construction de « ponts » et à une vigilance accrue pour empêcher, selon ses termes, toute triche à grande échelle lors des futurs scrutins.

L’avocate a conclu en insistant sur le fait que l’unité de l’opposition n’était pas une simple option, mais une obligation si l’objectif est d’obtenir un changement politique. Son intervention vise ainsi à apaiser les tensions internes tout en maintenant une pression critique sur le mode de gouvernance en place.

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