RDC- Transition démocratique : En route vers une cohabitation ou prolongement du règne Kabila?

La République démocratique du Congo vit un grand moment de son histoire. Les élections législatives et présidentielles tenues, en fin d’ année 2018, rendent leurs verdicts.
Le parti du président sortant occupe la majorité des sièges dans la chambre basse du parlement congolais, pendant que l’opposant Felix Tshisekedi, a gagné selon les résultats provisoires annoncés par la commission électorale nationale indépendante (Ceni), l’élection présidentielle.
Bien que contester par le deuxième de la course Martin Fayulu, sous la botte française, tout porte à croire que la gestion de l’État de la République démocratique du Congo va se tenir entre la coalition gagnante de Felix Tshisekedi et Vital Kamboré, a quelques pas de la présidence ; et le parti de Joseph Kabila, qui tient la chambre basse du parlement.
En effet, le pouvoir en RDC, est aussi partagé entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. Selon un expert Cameroun des questions politiques Prospère Nkou Mvondo ( président du parti camerounais Univers), interrogé sur la question, au cours de l’émission intitulée Club d’ Elites sur Vision 4, ce dernier affirme que «Le pouvoir ne se limite pas seulement à la présidence de la république. Le vrai pouvoir est au niveau du parlement. Donc il ne faut pas enterrer le régime Kabila très tôt. »
Obstacles
Si la plupart des cartes sont connus, il reste le verdict du conseil constitutionnel. Car, le candidat déçu Martin Fayulu a déposé un recours auprès dudit conseil constitutionnel. Il a fustigé les résultats donnés par la Céni concernant les élections du 30 décembre 2018 : « On ne peut pas se mettre dans une officine quelconque et commencer à fabriquer des chiffres pour que demain monsieur Kabila récupère les pouvoirs. C’est inadmissible. Je ne laisserai pas. On m’appelle le soldat du peuple, gardien du temple, et je n’abandonnerai pas ce peuple. Nous allons jusqu’au bout pour recouvrer sa victoire. »
Par ailleurs, plusieurs organisations internationales, de la société civile congolaise, y compris l’Onu demande le recomptage des voies par la Ceni pour avoir un gouvernement d’ unité nationale.
Pour certains observateurs, cette démarche pourrait conduire à l’annulation des résultats des élections, provoquant du coup la convocation des nouveaux scrutins. Ce qui devrait profiter au président sortant Joseph Kabila.



