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Cameroun – Sécurité routière : les syndicalistes décidés à rompre avec le silence

Les syndicalistes du secteur des transports routiers au Cameroun en ont ras le bol. Pour exprimer leurs mécontentements face aux accusations qui les accablent au regard de la prolifération des accidents de la route, ils se sont réunis, ce 23 janvier 2018 à Mbalmayo pour trouver des solutions aptes à réduire les accidents.

Selon le rapport de l’organisation mondiale de la santé (OMS), on compte par an, près de 50 millions de victimes (morts ou blessés) des accidents de la route dans le monde.  Le Cameroun dans son cas, depuis 2016, a enregistré sur ses routes environ 1400 accidents. Ce chiffre représente le plus lourd selon les statistiques en Afrique centrale. A chaque fois, les transporteurs sont pointés du doigt. Au moment de trouver des solutions à même d’éviter des prochaines hécatombes comme celle enregistrée récemment dans la route de Dschang, les politiques publiques isolent les principaux acteurs de la route. « Tout ceux qui sont présent aujourd’hui, ce sont tous des acteurs des transports. Et personnes n’est heureux chaque fois qu’il y a des accidents sur la route. Et à l’heure où nous parlons, nous jugeons les hécatombes inacceptables » confie Jean Collins Defossokeng, Coordonnateur syndical des transporteurs. A cet effet, les syndicalistes des transports routiers du Cameroun ont décidé de s’asseoir pour essayer de s’interroger eux même sur cette fâcheuse problématique.  « Voyez vous, le transport est quant même notre profession. Nous avons remarqué que très souvent, nous sommes mis à l’écart. Nous avons donc, désormais décidé de nous approprier notre profession et d’être ceux là qui doivent accompagner, donné au gouvernement des propositions idoines pour juguler les questions comme celle des accidents de la route. » ajoute-il au cours d’une interview accordée à Afrikinfo.net. Pour ce faire, les chauffeurs professionnels, les patrons d’entreprise, les investisseurs ont choisi, les 23 et 24 janvier 2018, dans la ville de Mbalmayo département du Nyong et So’o, pour tout déballer.

Placé sous le thème « Problématique de la sécurité et prévention routières au Cameroun, au regard de la récurrence des accidents de la route », le séminaire qui rassemble depuis hier les responsables de la routes entend fournir aux pouvoirs publics, un document officiel, qui viendra en appui aux autres mesures prises par le gouvernement camerounais. « Quant il y a hécatombe, il y a forcement quelque chose qui coince. On est là aujourd’hui pour essayer d’étudier et de s’interroger, de poser toutes les questions pour qu’au terme de ce séminaire produire un document cadre qui sera le produit des acteurs eux même. Il n’y a pas que des transporteurs, les administrations sont aussi là pour qu’à la fin on ait un document net à la décision. », déclare le coordonnateur syndical des transports.

Pour atteindre leurs objectifs, ces derniers ont fait appel à quatre experts pour meubler les exposés et les travaux en atelier. Parmi eux, Aaron Lemb, directeur du pool TPV / ASAC, Albert Dzongang, expert automobile, Guillaume Wamal, ingénieur en moteurs à la combustion interne ANSPM Paris, ingénieur électrotechnicien ENSEEIHT Toulouse ; et le professeur Claude Abé, socio anthropologue.

« Chaque fois qu’il y a un accident, il y a trois causes qui sont soulevées. Les causes humaines, les causes matérielles, les causes infrastructurelles.  Maintenant, quel est le contenu de ces causes. C’est pour ça qu’on a convié quatre experts qui viendront développer ces sujets. » reconnait le coordonnateur. Les travaux qui s’achèvent, le 24 janvier annonce un véritable chamboulement dans le secteur des transports routiers.

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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