Politique

Célestin Djamen défend la capacité de Paul Biya à gouverner

Un soutien argumenté à la candidature présidentielle

Le président national de l’Alliance pour la République (APAR), Célestin Djamen, a publiquement défendu la capacité du chef de l’État, Paul Biya, à exercer ses fonctions. Cette prise de position intervient dans le contexte des débats entourant la prochaine élection présidentielle, à laquelle le parti de M. Djamen apporte son soutien au président sortant.

L’âge et la santé : une distinction nécessaire

Lors d’une intervention médiatique, le responsable politique a répondu aux critiques fondées sur l’âge avancé du président. Pour étayer son propos, il a invoqué un précédent historique : celui de l’ancien président américain Franklin D. Roosevelt. Il a rappelé que ce dernier, bien que confronté à un handicap physique majeur, avait dirigé son pays durant une période complexe, la Seconde Guerre mondiale, sans que ses capacités intellectuelles et décisionnelles n’en soient affectées.

Pour Célestin Djamen, l’élément déterminant n’est pas l’âge en soi, mais l’absence de pathologies neurologiques ou de déclin cognitif. Il a ainsi estimé que la priorité devait être la consolidation de la gouvernance et la poursuite de l’action de l’exécutif, indépendamment de considérations purement physiques.

Une comparaison avec d’autres figures institutionnelles

Le président de l’APAR a également établi une comparaison entre la condition physique de Paul Biya et celle d’autres hauts responsables camerounais. Il a évoqué, d’une part, le président de l’Assemblée nationale, Cavayé Yeguié Djibril, et d’autre part, le président du Sénat, Marcel Niat Njifenji, en soulignant les difficultés motrices visibles chez ces derniers lors de cérémonies publiques.

En contraste, Célestin Djamen a relaté une rencontre avec le chef de l’État au cours de laquelle ce dernier aurait fait preuve d’une mobilité et d’une endurance notables pour son âge. Ce constat, selon lui, invalide les arguments qui assimilent l’âge à une incapacité systématique à assumer les lourdes charges de la présidence.

Ce discours s’inscrit dans le paysage politique pré-électoral, où la question de la capacité à gouverner et de la transmission du pouvoir occupe une place centrale dans les débats publics et médiatiques.

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