Politique

Centrafrique : Le Conseil constitutionnel valide le troisième mandat de Touadéra

La Centrafrique s’apprête à entrer dans une nouvelle ère constitutionnelle. Le Conseil constitutionnel a rendu sa décision définitive le 19 janvier 2026, entérinant la réélection du président Faustin-Archange Touadéra pour un troisième mandat à la tête de l’État.

Un score présidentiel revu à la hausse

L’institution a attribué au chef de l’État sortant 77,90 % des suffrages exprimés lors du scrutin présidentiel. Ce résultat final, supérieur aux premières estimations de l’Autorité nationale des élections, représente plus d’un million de voix en sa faveur. La révision à la hausse du taux de participation, désormais fixé à 64,42 % contre 52,42 % initialement, a mécaniquement influé sur la répartition des scores entre les candidats.

Les recours de l’opposition déclarés irrecevables

Le Conseil constitutionnel a examiné les contestations déposées après la proclamation des résultats provisoires. Les requêtes formulées par les formations de l’opposition, notamment celle portée par le principal challenger Anicet-Georges Dologuélé, ont été jugées irrecevables. La motivation retenue concerne le non-respect des délais légaux pour le dépôt de ces recours.

Cette décision juridique clôture le processus électoral et ouvre la voie à l’investiture du président réélu, prévue le 30 mars prochain. Cette cérémonie marquera symboliquement le début de la Septième République centrafricaine, cadre institutionnel issu de la révision constitutionnelle de 2023 qui a rendu possible ce nouveau mandat.

Un appel à l’unité face à des défis multiples

Devant ses partisans réunis à Bangui, Faustin-Archange Touadéra a lancé un appel solennel à l’unité nationale. Le président réélu a reconnu devant la foule l’ampleur des chantiers qui attendent son administration. Parmi les priorités évoquées figurent le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire, la promotion de la cohésion sociale, la création d’emplois et l’intensification de la lutte contre la corruption.

Ce troisième mandat s’annonce donc comme un septennat décisif pour la stabilisation et le développement du pays, dans un contexte politique où la légitimité du scrutin continue de faire l’objet de débats.

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