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Gestion durable des forêts – Le COMIFAC et la FSC expliquent le bien-fondé d’une certification

Au cours d’une réunion de deux jours du 29 au 30 mai 2024, les responsables de la Forest Stewardship Council (FSC) et de la Commission des Forets d’Afrique Centrale (COMIFAC) ont expliqués aux parties prenantes l’importance de la certification des forêts du Bassin du Congo.

Démontrer et discuter les avantages de la certification pour l’industrialisation durable de la filière bois au Cameroun et dans l’ensemble du Bassin du Congo ; soutenir les efforts du Secrétariat de la COMIFAC pour promouvoir la gestion responsable des forets dans le bassin du Congo et enfin explorer les possibilités pour la FSC et les pays du Bassin du Congo de co-créer et d’officialiser un « Forum consultatif des parties prenantes du Bassin du Congo » afin de rassembler les gouvernements, l’industrie, les bailleurs de fonds et la société civile. Tels sont le objectifs poursuivis par la FSC et la COMIFAC lors de la tenue à Yaoundé ce cette réunion qui a rassembler pendant deux jours, les directeurs en charge des forets et les responsables de la certification forestière et l’industrie du bois des pays du bassin du Congo, les opérateurs économiques du secteur forestier, les représentants de la COMIFAC, du FSC et des organisations internationales.

Défis et perspectives de la certification forestière dans les pays de la COMIFAC ; vue d’ensemble du FSC Afrique-point sur le module règlement de l’union Européenne sur la déforestation ; mise à jour du travail du FSC dans le Bassin du Congo ; leçons tirées du programme PPECF-COMIFAC ; procédure pour permettre la déclaration de l’impact de la gestion responsable forestière sur les services ecosystemiques ; certification des forets communautaires et des petits exploitants ; sont entre autre points évoqués au cours de ces assises.

Présent dans 70 pays, le FSC promeut une gestion écologiquement approprié, socialement bénéfique et économiquement viable des forets du monde. A ce jour, plus de 160 millions d’hectares de forêts dans le monde sont certifiés FSC. Connues pour leur biodiversité et leur fiable densité humaine, les forêts du Bassin du Congo sont considérées comme le « premier poumon écologique » de la planète après l’Amazonie. C’est pourquoi le Bassin du Congo est crucial pour les efforts de gestion des forêts. A cet égard, le FSC promeut la gestion durable des forêts au Cameroun, en RCA, au Congo, en RDC et au Gabon. Au fil des années, grâce à ses engagements avec les gouvernements, le secteur privé et d’autres parties prenantes publiques, le FSC a atteint une étape importante : 10,7 millions d’hectares de forêts certifiées dont 5,9 millions d’hectares dans le bassin du Congo, 61 certificats de gestion forestières, 370 certificats de chaine de contrôle et 166 membres du FSC Afrique. D’ici 2026, la FSC espère atteindre un objectif de 15 millions d’hectares de forêts certifiées, ce qui inclura les petits exploitants.

Conformer les petits exploitants

C’est l’une des problématiques cruciales de ces échanges. La certification des forêts communautaires et des petits exploitants reste un point essentiel. « La problématique des petits exploitants s’est soulevée par rapport aux coûts qui sont élevés et leur capacité à être conformes aux exigences du FSC. Ils peuvent faire appels à une tierce personne pour les aider à résoudre ce problème. Cette tierce partie les aide à manager tout ce qui est lié aux opérations de la concession. Nous connaissons que cela peut être difficiles à cause de l’état actuel des petits exploitants, mais ce n’est pas impossible de les ramener vers la légalité. La problématique de l’inégalité c’est parfois la rentabilité. Lorsqu’il y a une bonne volonté politique d’accompagner tous les segments de la production, il peut arriver qu’on parvienne à convaincre les uns et les autres à entrer dans la légalité. La chose la plus difficile à changer c’est les mentalités. Lorsqu’on parle de certification, la manière de pensée doit changer. Aussi, il y a un autre problème qui est lié au développement des outils. Le coût des équipements peut faire en sorte que la certification coûte cher. Il y aussi la question de l’évolution du contexte qui est en plein mutation. » Explique DASSIE Wendy Eric, expert régional COMIFAC/ PPECF.

Mesures incitatives

Afin de favoriser, et de ramener tous les exploitants et acteurs de la filière bois à souscrire à une certification la COMIFAC a prévue a cet égard quelques accompagnements. Selon l’expert régional COMIFAC/PPECF DASSIE Wendy Eric, « ca dépend du niveau de certification auquel se trouve l’entreprise. Pour des entreprises non certifiées, elles vont payer une taxe qui s’élève à 800 F l’hectare. Pour des entreprises qui sont certifiés a un certain pallier, ils seront à 600 F ou 400 FCFA, pour le court pallier ce sera le plus bas dont 300 FCFA. Il y a aussi des mesures d’accompagnent comme ce que la COMIFAC est entrain de proposer c’est-adire financer une partie des coûts qui sont liées à la certification. Notamment des coûts pour des réflexions, des mises à niveau, pour des diagnostics. », A-t-il expliqué.

Notons que, les Etats d’Afrique Centrale se sont engagés à travers le Plan de Convergence, dans le processus de certification forestière visant une exploitation responsable et légale des forets. Il est admis en effet que la certification forestière est un pilier d’un des objectifs stratégiques du Plan de convergence qui vise à valoriser les ressources forestières et à promouvoir une transformation plus poussée du bois.

Myriane DJAMEGNE

 

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