RDPC : Tsimi Evouna sanctionne un redécoupage illégal en Haute Sanaga

Une initiative locale visant à restructurer les unités de base du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) dans le département de la Haute Sanaga a été formellement désavouée par la hiérarchie du parti. L’opération, menée par des responsables locaux, consistait à reconfigurer ou à éclater certaines circonscriptions internes.
Un rappel à l’ordre hiérarchique
Informé de ces changements, Gilbert Tsimi Evouna, chef de la délégation permanente du RDPC pour la région du Centre, a immédiatement interpellé son subordonné direct, Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt, ministre et chef de la délégation du parti pour la Haute Sanaga. Dans sa communication, Tsimi Evouna, tout en reconnaissant la volonté de mobilisation des militants à l’approche des scrutins législatifs et municipaux, a pointé une violation manifeste des textes du parti.
Il a rappelé le principe fondamental selon lequel toute modification du découpage des unités de base est strictement subordonnée à l’accord préalable du secrétaire général du Comité central. En conséquence, le responsable régional a ordonné le maintien intégral du découpage en vigueur depuis le renouvellement des bureaux des organes de base effectué en 2021.
Un signal sur les tensions internes
Cet incident met en lumière les tensions qui peuvent exister entre l’élan des bases, soucieuses de se réorganiser, et la discipline de parti qui impose un cadre strict. La hiérarchie du RDPC perçoit ces initiatives autonomes comme une source potentielle de contestation de l’autorité centrale, un phénomène qu’elle cherche à contenir.
Cette affaire intervient dans un contexte où le parti au pouvoir veille à une application uniforme de ses directives sur l’ensemble du territoire national, notamment après des épisodes récents de divergences internes, comme celles observées lors de l’élection du président du Conseil régional du Sud.



