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Tour cycliste international: Est-ce le début d’une série d’incompétences ?

A moins de 24 heures du coup de pédale, le Cameroun annule l’organisation de la 16ème édition du tour cycliste international. A l’origine de ce désastre, l’argent.

C’est un fait inédit. Qui aurait cru à ce retournement de veste ? D’après un dicton camerounais « impossible n’est pas camerounais ». Sauf que pour le cas d’espèce, le Cameroun a montré son incapacité. Il a d’ailleurs vendu sa peau à moindre coût à l’étranger. Prévue du 10 au 18 mars dans les artères du triangle national, un coup de fil téléphonique a suffi pour faire couler le bateau des préparatifs du tour cycliste international. L’image du Cameroun est donc ainsi trainée dans la boue.

A en croire le président de la fédération camerounaise de cyclisme (Fecacyclisme), Honoré Yossi, « Le ministre nous a dit hier à 23h30 qu’il y avait des difficultés au niveau du ministère des finances et je devais voir comment préfinancer le tour pour me faire rembourser plus tard. N’ayant pas les 350-400 millions de francs, je lui ai dit que je n’avais pas des moyens. Il a dit qu’il souhaite qu’on annule le tour ». Une course de souveraineté censée être financé par le gouvernement. D’aucuns estimeront que le gouvernement agit en sapeur-pompier. Car, la fédération aurait pu préfinancer le tour. Cerise sur le gâteau, le président a été informé à moins de 24 heures de la compétition. « Si on nous avait prévenu au moins 1 ou 2 mois, on pouvait se battre, mais à la veille de la compétition, où trouver au pied levé un tel montant » a précise Honoré Yossi à la rédaction d’AfriKinfo.net.

Présence des coureurs

Le fait marquant est que le pays de Roger Milla était au courant des arrivées des différentes délégations notamment le Rwanda, le Congo et l’Algérie. Ces coureurs étrangers ont d’ailleurs séjourné des mois durant. L’objectif était de se préparer pour la conquête du maillot jaune. Sans oublier, la présence effective des officiels de l’Union du Cyclisme International(UCI). Hélas, le gouvernement a opté s’illustrer par un mauvais exemple. Pourtant, on n’a l’habitude d’entendre dans les discours officiels qu’au Cameroun, il n’y a pas de sport mineur.

Sanctions

L’on se souvient du refus du Maroc a abrité la coupe d’Afrique des nations sur son terroir à cause du virus d’Ebola. Le royaume chérifien a écopé des sanctions lourdes. Quant n’est-il pour le Cameroun ? Le président se projette déjà. « Je vous garantis qu’il y aura beaucoup de sanctions ». En s’ajoute les sanctions concernant le tour cycliste Chantal Biya dont l’UCI risquerait suspendre.

 

 

 

 

 

 

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