La candidature d’un député camerounais à un doctorat suscite des interrogations

Un dossier académique sous examen
Une polémique entoure la candidature en cycle doctoral d’un élu camerounais. Le député Salmana Amadou Ali, représentant de la circonscription du Diamaré Centre, a postulé pour intégrer un programme de PhD à l’Université de Maroua. Des éléments de son dossier administratif soulèvent des questions quant à leur conformité avec les exigences habituelles de l’institution.
Les points d’attention soulevés
Selon les informations en circulation, le dossier soumis ne comprendrait pas de diplôme délivré par l’Université de Maroua elle-même. Il serait principalement constitué de documents académiques provenant d’un autre établissement. On y trouverait notamment une attestation certifiée de réussite à un Master, obtenue en 2023, ainsi qu’un relevé de notes émis par l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC), qui dépend de l’Université de Yaoundé II.
Un autre point notable concerne l’endossement de la fiche de candidature. Celle-ci aurait été signée par un enseignant affilié à l’Université de Yaoundé II, et non par un membre du corps professoral de l’université d’accueil, l’Université de Maroua. Ces éléments ont alimenté un débat sur les réseaux sociaux concernant le respect des procédures standard d’inscription.
Contexte politique parallèle
Cette affaire académique survient dans un contexte où l’élu a récemment réaffirmé son positionnement politique. Le député Salmana Amadou Ali a publiquement exprimé son soutien au président Paul Biya en vue de la prochaine élection présidentielle, prévue en octobre 2025. Cette déclaration d’allégeance rappelle le lien entre le parcours personnel des élus et le paysage politique national.
Les universités publiques camerounaises, comme l’Université de Maroua, fonctionnent sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur. Leur règlement intérieur définit les conditions d’accès aux cycles de troisième cycle, incluant la nécessité de fournir des pièces justificatives spécifiques et de respecter les procédures d’aval par les enseignants-chercheurs de l’établissement. La clarification des faits autour de ce dossier relève donc à la fois de la gestion administrative interne et de la transparence attendue des personnalités publiques.



