
La légalité, seule garante des destins
Par Jean Gatsi
Dans l’arène où le peuple se mesure, où l’espoir d’un pays se glisse au fond des urnes, une règle est gravée sainte et sans fissure : seule la Loi proclame au sortir des saturnes.
Mais voici qu’un candidat, Issa Tchiroma, s’élève, d’une voix impatiente, bravant le sens commun, il arrache la palme, avant que l’heure n’acheve, autoproclamant l’éclat d’un triomphe incertain.
L’écho de 2018, sombre et amer refrain, résonne dans l’espace où Kamto, sans retenue, avait déjà dérobé l’attente du matin, piétinant l’organe où la vérité est nue.
Et si l’un, écarté, applaudit cette audace, il trahit l’idéal qui devrait les unir:
Celui du Droit parfait, qui seule a la place de sceller l’avenir, et de faire aboutir.
La victoire n’est pas un manteau que l’on jette sur l’impatience ardente et le désir trop vif; elle est un fruit muri par la loi qui s’apprête, un verdict solennel, jamais intempestif
Cette hâte coupable, cet éclat illicite, déchirent le tissu, si fragile, des mœurs, ils jettent dans la rue un poison qui incite à la confusion, aux emeutes et aux pleurs.
Respecter l’institution, c’est respecter le Peuple, c’est honorer la charge avant de la saisir.
Le Conseil Constitutionnel est l’arbitre, la voix que nul ne truple
Ne doit tenter d’étouffer par un faux plaisir.
Que Kamto le concède, que Tchiroma l’entende : le chemin vers le trône est pavé de patience, l’auto proclamation est une contrebande, que le Cameroun attende, que le calme revienne, la légalité seule est garantie des destins.
Le manteau du pouvoir n’est beau que s’il se tienne sur des épaules justes, et des pieds qui sont saints .



