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Construire plus de routes à moindre coût : le Cameroun tient sa solution

Construire plus de routes à moindre coût : le Cameroun tient sa solution

Un séminaire s’est tenu, hier, 09 mars, à l’Ecole Nationale de Travaux Publics en vue de permettre aux cadres du Ministère des Travaux Publics de s’approprier le rapport final de l’Etude sur l’élaboration du référentiel des prix unitaires des travaux routiers neufs.

Face à l’épineuse problématique de la cherté des routes en construction au Cameroun, le ministère des travaux publics a opté pour une étude sur l’élaboration d’un référentiel des prix unitaires des travaux routiers neufs. De manière précise, le référentiel en question traitera de la composition des coûts directs et indirects en termes de personnel, de matériel, de matériaux ; de la détermination des prix des tâches identifiées en tenant compte du personnel, des matériels et des matériaux utilisés à travers l’élaboration des sous détails des prix.
Selon Donnât Takueté, Directeur général des Etudes techniques, routières et d’Ouvrages d’art au Mintp, ce référentiel « devrait être maîtrisé par les acteurs dans la chaîne de mise en œuvre d’un projet routier neuf, depuis les études au cours desquelles on détermine le montant prévisionnel de l’opération passant par la passation du marché, étape au cours de laquelle on doit apprécier le coût proposé par le soumissionnaire et aussi pendant l’exécution du projet, étape pendant laquelle on est emmené souvent en fonction des circonstances et des imprévus qu’on peut avoir sur le terrain à apprécier des prix nouveaux proposés par les entreprises »

En rappel, si ce référentiel était nécessaire c’est suite aux constats effectués au fil des années. Selon une étude technique, le ministère des Travaux publics (Mintp), en tant qu’ingénieur de l’Etat du Cameroun et maître d’ouvrage principal dans la construction des routes, a relevé que les projets de constructions routières ont généralement deux problèmes concernant le coût. Il s’agit notamment de la sous-évaluation de certains coûts, lorsqu’en position concurrentielle, les prestataires proposent des prix bas qui ne permettent pas à terme la réalisation des ouvrages de qualité ; et de la surévaluation des coûts de prestations et travaux exécutés, dans d’autres cas.
Le secrétaire général du ministère des travaux publics Urbain Noël Ebang Mvé qui présidait l’ouverture de ce séminaire a tenu à souligner l’impact majeur de la maîtrise des coûts sur la pérennité et la qualité des infrastructures routières. À ce séminaire, y ont pris part, tous les acteurs professionnels, le ministère du Commerce et celui des Marchés publics. Vivement, que ce référentiel soit implémenté.

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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