Cameroun : l’ambassadeur de France dément toute ingérence électorale

L’ambassadeur de France au Cameroun, Sylvain Riquier, s’est exprimé récemment pour clarifier la position de son pays à l’égard de la dernière élection présidentielle. Intervenant sur la chaîne nationale CRTV, le diplomate a catégoriquement rejeté toute accusation d’implication française dans le processus électoral ayant conduit à la réélection du président Paul Biya en octobre 2025.
Une position officielle de non-ingérence
Face aux interrogations récurrentes sur les relations entre Paris et Yaoundé, l’ambassadeur a tenu à rappeler les principes qui guident la diplomatie française. Il a souligné que la France ne s’immisce pas dans les choix démocratiques des nations souveraines et n’affiche aucune préférence partisane lors des élections organisées par ses partenaires. Cette déclaration publique vise à répondre aux critiques de certains observateurs politiques, qui estiment que Paris maintient un soutien traditionnel au pouvoir en place à Yaoundé.
Le diplomate a insisté sur le fait que son gouvernement n’avait désigné aucun candidat à soutenir lors de la dernière présidentielle, réaffirmant ainsi une ligne de conduite fondée sur le respect de la souveraineté des processus électoraux nationaux.
Un contexte de réévaluation historique des relations
Cette prise de position s’inscrit dans un cadre bilatéral plus large, marqué par une volonté commune de revisiter certains aspects de l’histoire partagée. En 2022, la visite officielle du président français Emmanuel Macron au Cameroun avait abouti à la décision de créer une commission mixte d’historiens et d’artistes.
La mission de cette instance est d’examiner le rôle de la France durant une période cruciale de l’histoire camerounaise, notamment concernant la gestion des mouvements indépendantistes et d’opposition entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et le début des années 1970. Cet « exercice historique indispensable », selon les termes employés par les deux présidents, s’accompagne de mesures concrètes comme la révision des programmes éducatifs et un soutien accru à la recherche universitaire sur cette période.
Les deux capitales ont également évoqué la mise en place d’un mécanisme de suivi pour les recommandations qui émaneront de ces travaux, illustrant une approche visant à apaiser les mémoires et à construire une relation tournée vers l’avenir.



