Marie Louise Abomo réélue à la Commission des droits de l’homme de l’UA

Un second mandat pour la magistrate camerounaise
La magistrate camerounaise Marie Louise Abomo a été reconduite dans ses fonctions de commissaire au sein de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP). Cette réélection est intervenue le 11 février 2026, lors de la 48e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine, qui s’est tenue à Addis-Abeba, en Éthiopie.
Un large soutien pour un nouveau mandat
Selon les résultats communiqués par le ministère camerounais des Relations extérieures, la candidate a obtenu 44 voix favorables sur un total de 46 suffrages exprimés. Ce score traduit la confiance des États membres en sa personne et en son travail. Elle avait initialement intégré cette institution panafricaine le 7 février 2020, pour un premier mandat de six ans qui venait de s’achever.
Un parcours marqué par l’engagement pour des droits spécifiques
Au cours de son premier mandat, Marie Louise Abomo s’est particulièrement investie dans la promotion des droits des groupes vulnérables. Nommée à la tête du Groupe de travail sur les droits des personnes âgées et des personnes handicapées en Afrique, ses efforts soutenus pour la ratification de deux protocoles cruciaux à la Charte africaine – l’un concernant les droits des personnes handicapées, l’autre ceux des personnes âgées – lui ont valu une reconnaissance officielle de la CADHP en novembre 2024.
Un profil ancré dans l’expertise juridique nationale
Le parcours professionnel de la commissaire réélue est solidement ancré dans l’appareil judiciaire camerounais. Magistrat hors hiérarchie et docteure en droit privé de l’Université Toulouse 1, elle a occupé des postes de haute responsabilité. Elle a notamment été vice-présidente de la Cour d’appel du Littoral, conseillère à la chambre judiciaire de la Cour suprême, avant d’en présider la section pénale. Son expertise s’étend également à des domaines transversaux comme les droits humains dans le contexte du VIH et la lutte contre la corruption, où elle a contribué à l’élaboration de la stratégie nationale camerounaise.
La CADHP, un organe essentiel du système continental
Créée en novembre 1987, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples est l’organe de l’Union africaine chargé de la protection et de la promotion des droits humains sur le continent. Elle joue également un rôle clé dans l’interprétation de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, le principal instrument juridique en la matière. La réélection de Marie Louise Abomo permet au Cameroun de maintenir sa représentation au sein de cette instance stratégique.



