Nathalie Yamb critique les sanctions françaises contre Franklin Nyamsi

Une mesure administrative contestée
La décision des autorités françaises de geler les avoirs financiers de Franklin Nyamsi, universitaire et intellectuel franco-africain, suscite de vives critiques de la part de la militante panafricaniste Nathalie Yamb. Celle-ci conteste les conditions de cette mesure, prise par le ministère français de l’Économie, et dénonce l’absence de procédure contradictoire préalable.
Un contexte de tensions diplomatiques
Pour l’activiste suisse-camerounaise, cette action s’inscrirait dans un contexte plus large de difficultés rencontrées par Paris pour obtenir un consensus européen sur des sanctions similaires. Elle cite ainsi d’autres personnalités, comme Jacques Baud ou Xavier Moreau, ayant fait l’objet de mesures restrictives de l’Union européenne. Face à ces blocages, la France aurait, selon Yamb, recours à des instruments administratifs nationaux dont la légalité est contestable.
Son analyse voit dans cette décision non pas une simple sanction individuelle, mais une tentative de dissuasion plus large. L’objectif supposé serait de freiner l’expression des voix africaines qui défendent une plus grande souveraineté politique et économique du continent, perçues comme critiques envers l’influence traditionnelle de certaines puissances étrangères.
Un appel à la révision des relations internationales
Nathalie Yamb conclut par un appel direct aux États africains. Elle les encourage à faire de la levée de ce type de sanctions individuelles, qu’elle associe à la défense des intérêts africains, une condition préalable au maintien ou au renouvellement de leurs partenariats avec la France et l’Union européenne. Cet épisode illustrerait, selon elle, la persistance des tensions dans la reconfiguration des relations entre l’Europe et l’Afrique.



