Pannes managériales au sein de la Fécafoot – Quand les procédures judiciaires, cache-sexe plombent les défis du football

Entre tracasseries judiciaires, cache-sexe et inertie dans la réalisation des projets du football, le président Seidou Mbombo Njoya semble avoir opté pour la formule « plus de flops que de top ».
La fédération camerounaise de football est devenue un véritable pandémonium, entendez « lieu ou règne la souffrance par excellence ». C’est un véritable cataclysme avec ce qu’il y a lieu de qualifier de pannes managériales dans la gestion de cette structure qui sombre de plus en plus dans l’agonie. L’instance faitière est plongée dans hantise du harcèlement des acteurs clés du football par voie de harcèlement judiciaire ad hoc, c’est-à-dire intéressé et à tête chercheuse. Ce qui laisse croire aux observateurs très incrédules par rapport à ces méthodes moyenâgeuses, mesquines que lesdites procédures sont les cache-sexes ou plutôt l’arbre ambiant qui cache la forêt. Au bout du compte, et désespérément, les problèmes de fait restent sans solutions, abandonnés à une décrépitude qui ne cesse de croitre, au point de foutre en l’air l’image de marque de notre nation. Selon des sources crédibles actuelles de la Fécafoot, les chiffres relevés dans la gestion calamiteuse de la Fécafoot font froid au dos.
Face à la justice
Près de 30% du budget actuel de la Fécafoot est consacré aux procédures bidon à tête chercheuse, généralement perdues, qui par ailleurs transpirent à la fois le complot, l’injustice et l’incompétence entre autre. Sur un tout autre plan, la Fécafoot est actuellement impliquée par près de 36 procédures au Cameroun et à l’étranger. La note est de plus en plus salée avec près de 50 fournisseurs qui envisagent de porter plainte à l’instance. Quant aux subventions aux ligues, aux clubs, aux corps de métiers et aux joueurs, elles sont devenues un leurre permanent. La désertion des sponsors est flagrante, et ces derniers le font avec un snobisme caractérisé. Pendant ce temps, la Fécafoot a perdu près de 60% de son budget durant cette période, à l’effet de maintenir la classe politique et l’opinion nationale et internationale dans un sommeil bénéfique aux fossoyeurs actuels.
C’est avec stupéfaction que des boucs émissaires sont servis et jetés en pâture à l’opinion pour meubler le temps et détourner leur attention. Cette situation est certainement saluée par les avocats engraissés à grands coups de costauds honoraires avec probablement des rétro-commissions et autres pots-de-vin. Dans cette gabegie financière, les vrais acteurs du football sont lésés et mis aux calendres grecques. Tourner en rond dans « le bluff et le ponce pilatisme » s’est érigé en règle. Cette situation interpelle, pouvoirs publics, acteurs de la chaine et tous les amoureux du football à mettre un terme à ces prédateurs financiers qui sont arrivés aux affaires pour faire plus de « flops que de tops ».
Plus bas que terre
Plusieurs camerounais s’interrogent comment le président s’est-il incliné à de telles déviances et de tels choix de méchanceté alors qu’il était source d’espoir ? Est-il mal conseillé ? Mal entouré ? rancunier ? De mauvais esprit ? Que va devenir la Fécafoot après les verdicts des procès pendants au TAS ? ceux l’opposant à Astre, à la ligue de football du Cameroun, à AS de Meiganga, et à ACFAC ? « Parfois, je me demande si ce pays fonctionne normalement. Le président de la Fécafoot nous a présenté un programme séduisant avant son élection, au point ou nous avons pensé qu’il était le messie. Malheureusement, celui qu’on croyait ange n’était qu’un démon avec tout ce qu’on vit au sein de cette boite. Rien de bon n’a Changé. Votre journal évoquait en 2019 des centaines de millions dépensés dans des voyages inutiles pour ne parler que de ce cas. C’est malheureux. Que Dieu nous vienne en aide », fulmine Mahop Bertrand, acteur sportif. Pour d’autres à l’instar Aimé Ngonza, c’est l’occasion de soutenir un slogan qui circule dans l’opinion publique, à savoir « halte aux procès inutiles et distrayants et place enfin au football », lance-t-il.
Rappelons que dans cette même lancée du dilatoire, le président de la Fécafoot a tenu une conférence de presse à la suite du comité exécutif consacré à la répartition de l’appui spécial Covid-19 de la FIFA à la Fécafoot. Attendons voir les casseroles que vont générer cette repartition.
Jean Claude KENDEG



