Politique

Cameroun : le FSNC confirme son boycott des scrutins de 2026

Le Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC) a officialisé sa décision de ne pas participer aux prochaines échéances électorales législatives et municipales prévues en 2026. Cette position a été communiquée par son porte-parole, l’avocate Alice Nkom, agissant sur instruction du président national du parti, Issa Tchiroma Bakary.

Une décision motivée par une contestation institutionnelle

Depuis son exil en Gambie, Issa Tchiroma Bakary a justifié cette orientation par un rejet catégorique de la légitimité du cadre électoral actuel. L’ancien ministre de la Communication estime que participer à ces scrutins reviendrait à entériner ce qu’il qualifie de « forfaiture ».

Son argumentation s’appuie sur une contestation profonde des derniers processus électoraux. Il évoque notamment la présidentielle d’octobre 2025, dont il conteste les résultats, et considère que l’organisation des législatives et municipales s’inscrit dans une « illégalité » visant, selon lui, à confisquer l’ensemble des pouvoirs exécutif et législatif.

Une stratégie de boycott qui se confirme

Cette annonce s’inscrit dans la continuité d’une stratégie de retrait engagée depuis plusieurs mois. Le FSNC, qui avait investi le candidat arrivé en deuxième position lors de la présidentielle de 2025 et qui continue de revendiquer la victoire, avait déjà boycotté les élections régionales de fin novembre de la même année.

Le communiqué du parti est sans équivoque et vise à couper court à toute spéculation. Il affirme qu’« aucune discussion, aucun compromis » n’est envisageable concernant une participation électorale, sans qu’une consultation préalable du peuple n’ait lieu. Le comité central du FSNC a reçu pour consigne de ne procéder à aucune investiture de candidats, une mesure préventive face à d’éventuelles contestations internes.

Cette position place le FSNC en dehors du jeu électoral institutionnel pour le cycle à venir, confirmant une fracture politique durable et une défiance affirmée envers les instances organisatrices des scrutins au Cameroun.

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