Projet PD- CVEP:Le Cameroun mise sur la pisciculture pour réduire sa dépendance aux importations de poissons
Projet PD- CVEP:Le Cameroun mise sur la pisciculture pour réduire sa dépendance aux importations de poissons

Projet PD- CVEP:Le Cameroun mise sur la pisciculture pour réduire sa dépendance aux importations de poissons
Le Cameroun a lancé le Projet de développement des chaînes de valeur de l’élevage et de la pisciculture (PD-CVEP) pour réduire sa dépendance aux importations de poissons. Ce projet, financé à hauteur de 55 milliards de FCFA par la Banque africaine de développement (BAD), vise à augmenter la production nationale de poissons de 10 000 tonnes d’ici 2027.
Des géniteurs performants pour une production accrue
Le projet repose sur l’introduction de souches améliorées de clarias et de tilapias à croissance rapide. Les géniteurs certifiés présentent des avantages significatifs, notamment une croissance accélérée et des taux de survie élevés. Depuis octobre 2024, plus de 115 000 alevins ont déjà été mis en vente grâce aux 50 écloseries pilotes créées à travers le pays.

Formation et modernisation pour les pisciculteurs
Le projet comprend également une composante de formation pour les pisciculteurs. 280 pisciculteurs bénéficieront d’une formation sur la gestion d’écloseries, l’élevage en cages flottantes et les techniques modernes d’alimentation. Parallèlement, les stations piscicoles de Bamenda, Yaoundé et Foumban font l’objet de travaux de réhabilitation pour renforcer la disponibilité en alevins de qualité.
Des résultats encourageants mais des défis à relever
Les bénéficiaires du projet constatent déjà une amélioration de la qualité et de la régularité de la production. Cependant, la production nationale reste insuffisante pour répondre à la demande. Le succès du projet dépendra de la capacité à pérenniser les acquis, à attirer davantage d’investisseurs privés et à assurer une meilleure structuration des marchés locaux.
Un enjeu économique et social
Développer la pisciculture est un enjeu majeur pour le Cameroun. Il s’agit non seulement de sécuriser les revenus des producteurs et de stabiliser les prix sur les marchés, mais également de faire de la filière un levier de transformation économique et sociale. Le pari est ambitieux, mais les autorités camerounaises sont déterminées à relever le défi pour réduire la dépendance du pays aux importations de poissons.



