RDC- Démission à la cour constitutionnelle : Comment comprendre le presumé rétropédalage de Benoît Lwamba

Les membres de la cour constitutionnelle ont pris acte de la présumée démission du 01er président de la cour constitutionnelle Benoît Lwamba Bindu. Ses proches crient à un grossier montage visant à le faire tombé.
Après une série de lettres qui aurait été écrite par le président de la cour constitutionnelle de la RDC, faisant mention de sa démission, une véritable cacophonie prend en otage l’institution étatique.
Dans sa première lettre n°214/CC/CAB-PRES/06/00/2020 datée du 27 juin 2020 et adressée au juge de la Cour constitutionnelle avec copie pour information au Président de la République, le président du Conseil Supérieur de la magistrature présente sa démission. Dans cette lettre, Benoît Lwamba juge sa démission conforme aux dispositions des articles 28 de la loi organique n°13/026 du 15 octobre 2013, portant organisation et fonctionnement de la cour constitutionnelle, 9 et 10 de l’ordonnance n°16/070 du 22 août 2016 portant dispositions relatives au statut particulier des membres de la cour constitutionnelle.
En même temps, dans une autre lettre du 27 juin 2020 référencée n°215/ CC/CAB-PRES/06/00/2020 ayant comme objet : « ma démission » et adressée au Chef de l’état, Benoît Lwamba porte à la connaissance du Chef de l’État de sa démission aux fonctions de président et membre de la cour constitutionnelle. Évoquant ici les raisons d’âge très avancées.
Les membres de la Cour constitutionnelle dans un procès verbal de prise d’acte de la démission d’un membre de la cour constitutionnelle, réunis en assemblée plénière en l’absence du juge Ubulu Pungu, disent avoir reçu en original la lettre de démission de Benoît Lwamba.
N’ayant trouvé aucun motif de nature à contrarier cette démission, « prenons acte de la démission de Monsieur Lwamba Bindu Benoît de ses fonctions de président de la cour constitutionnelle et membre de ce cour. »
Cependant, après avoir personnellement nié en bloc toute cette mascarade, Benoît Lwamba et ses plus proches collaborateurs crient à un grossier montage n’ayant pour but que de le forcer à céder sa place.
dément sa démission au poste de premier président de la Cour constitutionnelle.
« Contrairement aux informations répandues dans les réseaux sociaux, faisant état de ma démission à la présidence de la cour constitutionnelle de la République, je tiens à préciser qu’il ne s’agit là que des rumeurs contre lesquelles j’apporte un démenti », peut-on lire dans une lettre du 10 juillet 2020 et signée depuis Bruxelles par Benoît Lwamba. Et de poursuivre:
« En effet, me trouvant au Royaume de Belgique pour des soins de santé, je confirme être jusque-là détenteur du mandat en cours en cette dernière qualité, qui n’expire qu’au mois d’avril 2021. »
Tout porte à croire selon cetaines langues que l’orchestre à l’origine de cette symphonie circule entre les couloirs de la haute cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo et la présidence de la république.
Selon un haut responsable du FCC, la coalition pro-Kabila, le camp de l’actuel président, voudrait contrôler la haute cour pour peser face à la parlementaire du camp de l’ex–président.
En attendant que la lumière soit faites sur cette affaire, hier, dimanche, l’Agence nationale des renseignements (ANR) qui dépend de la présidence s’est saisie de cet imbroglio. Ses agents ont débarqué dans les locaux de la haute cour, invitant le chef du cabinet de Benoit Lwamba et l’intérimaire à la présidence de la cour à se présenter à l’ANR.



