Robert Wafo défend l’autorité institutionnelle du Premier ministre

L’arbitrage récent du Premier ministre Joseph Dion Ngute dans le dossier du contrat de la société SGS au Port autonome de Douala continue de susciter des réactions dans l’espace public. Cette intervention du chef du gouvernement, qui a conduit à la révision de certaines directives antérieures, est perçue par de nombreux observateurs comme un acte affirmant son rôle constitutionnel.
Un rappel à l’ordre institutionnel
Lors d’une récente intervention médiatique, l’homme politique Robert Wafo a analysé cette décision comme un signal fort. Il a estimé que l’action du Premier ministre visait à rappeler la nature de sa fonction au sein de l’architecture étatique. Pour Wafo, la position de chef du gouvernement ne saurait être assimilée à un rôle subalterne ou de simple exécutant, mais incarne une autorité propre au sommet de l’administration.
L’analyste a souligné que la démarche de Joseph Dion Ngute, marquée par une certaine mesure, démontrait sa volonté d’exercer pleinement ses prérogatives sans pour autant engager de confrontation directe avec d’autres centres de décision. Cette approche, selon lui, reflète une forme de tempérance dans l’exercice du pouvoir.
Un appel au respect de la hiérarchie gouvernementale
Robert Wafo a profité de cette tribune pour lancer un appel au respect de l’autorité du Premier ministre. Il a insisté sur la nécessité, pour l’ensemble des membres du gouvernement, de reconnaître et de suivre les orientations définies par leur chef. Cette prise de position intervient dans un contexte où la décision concernant le contrat SGS est présentée comme relevant des fonctions régaliennes de l’État.
Le message porté par Wafo constitue un plaidoyer pour le renforcement de la cohésion et de la chaîne de commandement au sein de l’exécutif. Il estime que la stabilité institutionnelle passe par le respect des rôles et responsabilités de chacun, en particulier celui du chef du gouvernement, dont les décisions doivent s’imposer dans le périmètre de ses attributions.



