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SECTION OFRDPC MBANKOMO- Etoa née Fotso Marie-Louise : la candidate de l’unité

SECTION OFRDPC MBANKOMO- Etoa née Fotso Marie-Louise : la candidate de l’unité

La princesse Mvog Ada est le fruit du vivre ensemble. Née d’un père Bandjounais dans la région de l’Ouest Cameroun et d’une mère Beti ( fille de la chefferie Elig-Essono en plein cœur de Yaoundé), Etoa Marie Louise est une épouse Mebarakono, dans l’arrondissement de Mbankomo, département de la Mefou et Akono région du Centre Cameroun. Celle qui brille par son dynamisme, a décidé de mettre son expérience et son expertise, au service du développement.

Elle ne se considère pas comme une femme spéciale. Ni comme une privilégiée. Marie Louise Etoa née Fotso se définit plutôt comme une personne ordinaire bénéficiaire d’un génotype culturel composé, qui met la foi en Dieu au centre de son existence. La fibre maternelle et l’éducation stricte qu’elle a reçues de ses parents, lui exigent rigueur, discipline, humilité et loyauté.
Mariée et mère de famille dévouée, l’originaire de Bandjoun, a fait ses études primaires à l’école du Centre de Yaoundé dans les années 60. Muni d’un Baccalauréat G1 en 1975, elle poursuit ses études en cycle BTS en secrétariat de direction. Au terme de sa formation , elle est recrutée au FEICOM, une direction administrative sous la tutelle du Ministère de l’administration territoriale (MINATD) à l’époque.
Pendant deux ans, elle y roule sa bosse jusqu’’au moment où les contraintes du foyer conjugal s’imposent à elle. La France est son pays d’accueil. Elle y reprend ses études en cycle licence en administration économique et sociale. Cependant son sens de la responsabilité et son cœur de mère, l’épouse dévouée choisit de faire le sacrifice pour permettre à son époux d’achever son cycle doctorat. Chose faite, le sacrifice porte des fruits. « Nous n’étions pas tous des étudiants boursiers. Mon mari étudiant aussi comme moi se retrouvait déjà à un cycle de doctorat. Et donc, il fallait qu’il se mette totalement dans la recherche parce qu’il faisait des petits jobs pour nous permettre de vivre. Il a dû arrêter ces jobs. Pour continuer à vivre, j’ai dû prendre le relai en mettant une pause à mes études en licence. J’ai donc commencé à travailler dans une société d’assistance comme temporaire. » se confie t’elle à Afrikinfo.net.

La force de l’expérience

Soucieuse de voir émerger sa Nation en général et son arrondissement en particulier, elle décide de s’engager très tôt en politique, sous la bannière de l’UNC devenu RDPC, le parti du flambeau ardent. La princesse Mvog-Ada est née dans la politique. Elle raconte, « Ma mère même était une femme politique. Elle a été chef de troisième degré. C’est la toute première femme chef de troisième degré au Cameroun. Donc, quand maman avait des réunions politiques à la maison, c’est pratiquement moi qui faisais la mise en place, qui servais et je m’assayais à un coin et j’écoutais. C’est comme ça que la politique m’a intéressé. Mon poste que j’occupais au FEICOM, m’a par la suite permis de réellement intégrer le monde de la politique. Etant la secrétaire du directeur administratif du FEICOM ( placé sous la tutelle du ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation avec pour président de comité de gestion, le ministre d’Etat chargé de l’ATD. Au premier conseil d’administration du comité de gestion, où j’ai assuré le secrétariat, les rappors de séances que j’ai fourni, ont attiré l’attention du ministre qui était le PCG. C’est ainsi qu’il va demander qu’on me détache à son cabinet. Je me retrouve donc au cabinet du MINATD qui est en même temps, le secrétaire politique de l’UNC ( l’Union Nationale Camerounaise ). Donc avec une mère déjà femme politique et un patron très haut placé dans la politique, je m’y suis intéressée et j’ai commencé à militer comme cela. » Ces évènements se passent dans les années 1978.
« Quand je suis arrivé en France, j’ai continué à militer à la section UNC de France. Lorsque nous sommes revenus au Cameroun, c’est à N’Gaoundéré, que j’ai pris ma carte d’adhésion. » Celle qui entend être le pasteur des militantes dans l’arrondissement de Mbankomo a travaillé en politique avec le ministre Sadou Daoudou, le ministre Baba Ahmadou, Aladji Abo. Une fois de retour à Yaoundé, elle choisi de militer dans sa circonscription politique qui est Mbankomo. Tout simplement parce que mariée à un digne fils de Mbankomo. Avec son expérience et ses compétences, elle est coptée à la section comme secrétaire générale de la section OFRDPC Mefou-et-Akono Nord à Mbankomo . Pendant 15 années, elle y donne le meilleur d’elle tout en continuant à gagner en notoriété.

Le temps de la relève

En bon élève, elle a appris des enseignants et veut transmettre à son tour. D’où sa candidature.
Marie Louise Etoa semble être habitée par une vision et surtout obnubilée par la réussite et le développement. Tout le temps en contact avec les femmes rurales dont elle maitrise les réalités, elle entend accompagner ces dernières à faire valoir leurs potentialités, non seulement au Cameroun, mais également dans le reste du monde. Pour éviter que la localité de Mbankomo soit comme ce lézard qui mourrait de faim, alors qu’il se trouvait dans un panier d’ignames, Marie Louise Etoa entend encourager la gente féminine à se regrouper, afin de faire des activités génératrices de revenus, un pilier de l’économie camerounaise. « Le RDPC a déjà une politique toute tracée. C’est la politique du développement. Je voudrai encourager les femmes à aller au-delà de la politique de mendicité. Ce qu’on déplore souvent dans nos comités de base est que les militants viennent faire foule dans l’attente d’une récompense alimentaire. C’est pas à cette politique que je pense. Mais plutôt, à une réelle politique de développement. C’est-à-dire que nous sommes là pour faire progresser Mbankomo. Et pour y arriver, il faut mettre un accent sur son économie. Mbankomo est essentiellement rurale. Ne vous fiez pas à ce qu’on voit au niveau du centre ville. L’arrondissement de Mbankomo est vaste (…) Par conséquent, c’est un grand bassin agricole sous exploité. Entend que femme, et tout le monde sait que la femme est la mamelle nourricière. La faiblesse que j’ai eu à constater est qu’elle manque de moyen et de connaissance. D’où la pratique d’une agriculture artisanale. Pourtant, il y a des techniques améliorées. En ce qui me concerne, je m’investis dans la culture du manioc qui est très facile. Nous avons appris avec l’aide des techniciens de l’IRAD, à faire d’une autre façon pour améliorer la rentabilité. Figurez vous qu’à ce jour, avec un hectare de manioc, vous pouvez vous en sortir avec plus d’un millions FCFA de recette. Ce que vous ne pouviez trouver avant. Juste en améliorant la façon de faire. Il n’y a pas que le manioc. Il y a aussi le maïs, … C’est pour cela que j’essaye d’amener les femmes à comprendre qu’elles pourraient se passer de tendre la main pour demander. Je prône donc, l’autonomisation de la femme et de la jeunesse. Car la jeunesse est errante au village. A cause de cet oisiveté, elle est détournée par la mauvaise compagnie, la consommation des stupéfiants. Hors, si elle se met à travailler, en se rendant compte que ce travail est rentable, je pense qu’elle n’irait plus dans ces mauvaises voix. Et c’est la femme, la mère, qui est à même de montrer le chemin du travail de la terre tel que prône le président national de notre parti. Je le cite « La terre ne ment jamais » Je veux encourager les femmes à donner une plus value à leur production. A travers la transformation. Pour rester sur l’exemple du manioc, on a pas besoin de grosses machines industrielles pour transformer le manioc. Il suffit tout simplement avec les tubercules de faire une pré transformation. »

Bâtir une jeunesse exemplaire

La candidate à la tête de la section OFRDPC à Mbankomo durant cette campagne de renouvellement des organes de base du RDPC, entend travailler pour l’encadrement des jeunes filles, pour qu’elles soient enrichies des valeurs morales et républicaines, que leur ont inculquées leurs parents. Pour ce faire, une fois élue, elle voudrait mettre en place des mécanismes, pour aider les femmes à transmettre toutes ces valeurs citoyennes à leurs enfants, afin de construire une société exemplaire.

Réaliser ce chapelet d’objectifs, aiderait sans doute le président national du parti d’une manière ou d’une autre, à faire du Cameroun comme il le souhaite, un pays émergent à l’horizon 2035.

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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