Suivi et établissement de rapports sur la biodiversité pour les pays d’Afrique francophone : Un dialogue régional en cours à Yaoundé
Suivi et établissement de rapports sur la biodiversité pour les pays d'Afrique francophone : Un dialogue régional en cours à Yaoundé

Suivi et établissement de rapports sur la biodiversité pour les pays d’Afrique francophone : Un dialogue régional en cours à Yaoundé
Le ministre de l’environnement de la protection de la nature et du développement durable Hélé Pierre a présidé la cérémonie d’ouverture officielle des travaux, hier, 04 septembre 2025, à Yaoundé.
L’Afrique, et particulièrement I’Afrique Centrale, occupe une place unique dans le patrimoine écologique mondial.
Le Bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical de la planète, abrite près de 10 % de la biodiversité mondiale et joue un rôle crucial dans la régulation du climat. Les zones humides, notamment le Lac Tchad et les mangroves du Golfe de Guinée, constituent des réservoirs de vie et des protections naturelles contre les catastrophes.
Quant au Cameroun considéré comme I’Afrique en miniature, parce que tout le continent se retrouve dans un seul pays. Ses écosystèmes variés et Iuxuriants, sa faune et sa flore uniques dont certaines espèces endémiques ainsi que ses savoirs traditionnels intimement liés à la nature, font de son patrimoine naturel une véritable source de vie, de culture et de développement.
Ces richesses, vitales non seulement pour les pays de la region, mais aussi pour l’ensemble de I’humanité sont pourtant fragilisées par les effets anthropogéniques et les
impacts croissants du changement climatique: la sécheresse dans les Sahel, les inondations récurrentes dans le Nord cameroun, I’érosion côtière à Douala, Kribi, les glissements de terrain dans les zones montagneuses, etc…
Face à cette urgence, le Cameroun et ses pays frères d’Afrique sont déterminés à agir en collaboration avec la COMIFAC en Afrique centrale, le SAFRINET en Afrique australe, et le Centre d’échange d’Afrique de l’Ouest, en tant que Centre de coopération scientifique et technique reconnu par la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) pour l’Afrique. Ils entendent être les bras techniques et
scientifiques de ces pays dans la facilitation du transfert de connaissances, du partage d’expériences et de la mutualisation des données.
L’Afrique s’inscrit donc dans une dynamique de continuer à consolider ses positions, à soutenir une voix commune avec des indicateurs harmonisés pour mobiliser les financements dont elle a
besoin pour la gestion durable de la biodiversité, dont I’importance et la vulnérabilité sont aujourd’hui universellement reconnues.
C’est pour cette raison, qu’au-delà d’être un simple rendez-vous technique, ce dialogue représente une étape cruciale vers une Afrique Francophone plus ambitieuse, plus résiliente et plus unie dans la défense de son patrimoine naturel.
Pendant trois jours, les participants venus de plusieurs pays d’Afrique entendent donc partager les expériences acquis, les bonnes pratiques entre pays francophones dans la révision et la mise en œuvre et la mise en œuvre des stratégies et plans d’action nationaux de la biodiversité, mais aussi dans la mobilisation des ressources et la gestion des indicateurs. Ils vont procéder au renforcement de leurs capacités nationales en matière de suivi, d’évaluation et de rapportage, afin de produire des données fiables, comparables et
scientifiquement solides, indispensables pour appuyer les différentes politiques publiques et pour attirer les financements internationaux. Par ailleurs , les participants devront s’assurer de consolider la coopération régionale autour de la COMIFAC et des autres centres africains de coopération scientifique et technique, qui jouent
un rôle de relais et de catalyseurs.



