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Corridor Cameroun-RCA : les transporteurs ravis de reprendre le trafic

Corridor Cameroun-RCA : les transporteurs ravis de reprendre le trafic

Après une trêve sur le corridor Douala ( Cameroun ) – Bangui ( République Centrafricaine ), pour cause d’insécurité ambiante à la frontière de la République Centrafricaine, les transporteurs camerounais sont prêts à reprendre du service. Ils l’ont signifiés au ministre des transports centrafricains Arnaud Djoubaye Abazene, en mission gouvernementale de plaidoyer chez son homologue du Cameroun, le 22 février 2021.

Les conditions sont remplies pour un retour à l’approvisionnement des marchandises et le transit en République Centrafricaine par voie terrestre. Les transporteurs routiers camerounais ont donné leur accord pour que les camions recommencent le trafic sur cette trajectoire qualifiée de risqué. Il aura fallu que le ministre des transport centrafricain accompagné de son équipe prenne des engagements stricts en présence d’ Ernest Massena Ngale Bibehe, patron des transport au Cameroun. « l’objet de notre mission était de venir rassurer les autorités camerounaises, les responsables du secteur des transports que les dispositions sécuritaires ont été prises pour renforcer durablement la sécurité sur le corridor. » déclare le Mintransport centrafricain Arnaud Djoubaye Abazene. « Comme vous le savez, notre pays fait l’objet des agressions de la part des groupes armés. Donc, le président centrafricain a pris des mesures drastiques et appropriées vis-à-vis de la ménace » rassure t-il face à la presse locale. Une garantie qui motive les camionneurs à reprendre la route.

Ibrahima Yahaya, Coordinateur Afrique centrale de l'UAOTL
Ibrahima Yahaya, Coordinateur Afrique centrale de l’UAOTL

« Il nous a rassuré que des dispositions ont été prises au niveau du gouvernement centrafricain à travers les partenaires bilatéraux notamment, les russes et les rwandais. Nous pensons être rassurer. Nous allons tout simplement leur faire confiance. »,

confie Ibrahima Yaya, coordonnateur Afrique centrale de l’Union africaine des transports et de la logistique ( UAOTL ).

Une confiance qui n’exclue pas la méfiance. Pour en avoir le cœur net, les principaux acteurs appelés à se rendre sur le terrain jouent la carte de la prudence. « le Mintransport centrafricain nous a assuré et rassuré. Nous allons maintenant passer à la phase active. C’est-à-dire, nous rendre sur place, faire d’abord un test grandeur nature. Cette semaine, nous avons déjà eu au moins 04 ou 05 départs qui ont eu lieu sans incidents pour l’instant. Espérons que ça va continuer comme ça… » confie le coordonnateur du Bureau de Gestion du Fret Terrestre ( BGFT ), El Hadj Oumarou.
Au-delà des solutions au problème d’insécurité sur cette route, la question des barrières douanières et autres paiements à effectuer tout au long du trajet est évoquée. Le ministre centrafricain a tenu à rassurer transporteurs des multiples allègements. « Vous savez, c’est une crise qui a durée. Il y a une longue attente des véhicules et au niveau du port, il y a eu des problèmes d’ordre technique notamment les frais de surestaries, de stationnement et de localisation de conteneurs, mes différentes taxes à payer », reconnait il. A cet effet, « les différents acteurs sur les plateformes douanières ont pris des mesures pour surseoir au paiement de certaines taxes, au paiement de certains droits pendant cette période de crise. » conclue Arnaud Djoubaye Abazene.

Photo de famille au sortir de la concertation
Photo de famille au sortir de la concertation

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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