Cameroun – Présidentielle 2025 : Pour Jacques BOUHGA HAGBE, « Avec un 1.5 milliard de FCFA, nous changeons le Cameroun… »
Cameroun - Présidentielle 2025 : Pour Jacques BOUHGA HAGBE, « Avec un 1.5 milliard de FCFA, nous changeons le Cameroun… »

Cameroun – Présidentielle 2025 : Pour Jacques BOUHGA HAGBE, « Avec un 1.5 milliard de FCFA, nous changeons le Cameroun… »
C’est l’une des déclarations fortes qu’a fait le candidat confirmé à l’élection présidentielle du 12 octobre prochain. Il a soutenu, le 13 août dernier, à Yaoundé, que le Cameroun gagnerait à avoir un modèle économique propre à ses réalités. C’était au cours d’un échange avec la presse locale à Yaoundé.
Dans moins de 60 jours, les Camerounais vont se rendre dans les urnes pour choisir qui va diriger le Cameroun les sept prochaines années. En lice, 12 candidats retenus par l’organe en charge des élections au Cameroun ELECAM. Parmi les 11 challengers du président Paul BIYA candidat à sa propre succession, Jacques BOUHGA HAGBE, investi par le MCNC se démarque. Il propose une politique concrète et réaliste basée sur les fondamentaux. Avec un projet de société étalé sur plusieurs points dans un ouvrage, Jacques BOUHGA HAGBE marque un arrêt majeur sur 06 points phares: le financement de l’économie, l’emploi, la protection sociale, le Plan et l’aménagement du territoire, la santé, Une réforme profonde des institutions. De façon détaillée
1. Financement de l’économie: le modèle qui consiste à passer par l’Etat ou le crédit bancaire ou encore quelques riches investisseurs ou les institutions internationales ne peut pas marcher. Il n’est pas adapté aux besoins d’un pays comme le Cameroun où les besoins d’investissement sont très élevés (e.g. secteur de l’électricité, routes). Un nouveau modèle
(« modèle populaire » ou « modèle de 100 francs ») est nécessaire.
i. Il vaut mieux pour l’économie de financer un projet d’un milliard par dix millions d’investisseurs qui investissent chacun 100 francs que de financer le projet par un investisseur qui investit un milliard. Les retombées économiques du projet pour le pays ne seront pas les mêmes. Le Cameroun, comme d’autres pays en développement, s’est trompé en privilégiant le « modèle d’un milliard » en lieu et place du « modèle de 100 francs ».
ii. Le franc CFA n’est pas à l’origine de nos problèmes, mais il nous a retardé car sa
parité à l’euro ne donne pas suffisamment de flexibilité au financement de l’économie camerounaise et ne facilite pas l’ajustement de l’économie face aux chocs. Je propose un nouveau système monétaire national qui sera basé sur une monnaie nationale et des monnaies privées.
2. Emploi : je propose une plateforme électronique pour gérer le marché du travail en plus des réformes pour faciliter la création d’emplois.
3. Protection sociale : je propose 5 piliers décrits dans le résumé qui vous a été envoyé (dortoirs/restaurants/orphelinats, prêts sociaux du FARP, prêts du FAPE, politiques pour femmes/handicapés/école à 3 semaines, dons aux ménages).
4. Santé : je propose un système de polices d’assurance maladie négociées par le gouvernement avec les compagnies privées et une « entreprise populaire » pour construire et
gérer les hôpitaux. L’Etat devra se concentrer sur l’éducation et la recherche, le social, la justice, la sécurité et la défense et laisser les « entreprises populaires » gérer le reste.
5. Plan et l’aménagement du territoire : nous devons exploiter notre position géographique exceptionnelle en mettant sur pied des infrastructures pouvant gérer 200 à 300 millions de
personnes en même temps dans le contexte de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECA). Ceci nécessite une répartition équilibrée de la population sur toute l’étendue du territoire. Il faudra au moins une zone industrielle et un pôle urbain dans
chacun des départements du Cameroun.
6. Une réforme profonde des institutions. Permettez-moi de mentionner cinq éléments importants de cette réforme :
i. Une Cour suprême indépendante devra prendre le contrôle de tout le processus
électoral, des inscriptions sur les listes électorales jusqu’à la proclamation des
résultats.
ii. Les juges de la Cour suprême seront nommés par le président de la République mais ce choix devra être confirmé par le peuple par voie référendaire ;
iii. Les juges de la Cour suprême ne pourront être démis de leurs fonctions sauf s’ils sont condamnés par un jury populaire ; et seuls les jurys populaires pourront juger les juges.
iv. La Cour suprême pourra destituer le président de la République s’il viole certains articles de la constitution, notamment ceux concernant les mandats présidentiels.
v. Le président de la Cour suprême devra assurer l’intérim de la fonction présidentielle en cas de vacance du pouvoir présidentiel et organiser les élections dans les 90 jours suivant sa prise de fonction.
Le candidat investi par le MCNC rassure de la faisabilité de ce projet si il est élu au soir du 12 octobre « Ceci n’est pas un rêve. C’est un projet de société que je peux rapidement mettre à exécution. Il n’a
pas besoin de soutien « extérieur ». Le seul soutien dont il a besoin est le vôtre. Vous le peuple camerounais du Cameroun et de la diaspora. Ce sera un effort collectif. Ensemble, nous pouvons
développer notre pays très rapidement.
Nous pouvons gagner proprement contre ce régime et dans la paix. Mais 99% du combat devra se dérouler avant l’élection.
La politique, c’est comme le football. Il faut d’abord gagner dans la tête…» Il invité de ce fait tout les électeurs à se rendre dans les urnes pour voter le 12 octobre 2025. « Si nous sommes nombreux à aller voter, nous gagnerons même avec la fraude.»
L’économiste qui se définit également comme agriculteur insiste par ailleurs sur son modèle de financement auquel il invite tous les Camerounais à avoir pleinement foi. « Je vous demande également de croire au modèle de financement de 100 FCFA dont je viens de parler. C’est ce « modèle de 100 FCFA » qui va changer notre pays. Si 10 millions de camerounais
installés au Cameroun envoient chacun 100 FCFA à notre campagne, nous aurons 1 milliard de fcfa. Si 1 million de camerounais de la diaspora envoient chacun 1 dollar à notre campagne, nous
aurons un demi-milliard de la diaspora.
Avec un 1.5 milliard de FCFA, nous changeons le Cameroun… On n’a pas besoin de marcher ou de violence avant l’élection. On n’a juste besoin de croire et d’appliquer le « modèle de 100 FCFA »…de voter en octobre et de surveiller le vote de libération
du peuple camerounais.



