Samuel Eto’o salue l’impact de Gianni Infantino sur le football africain

À l’occasion des dix ans de mandat de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA, Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), lui a adressé un message public de félicitations. L’ancienne star mondiale a mis en avant les avancées significatives pour le continent africain sous la direction du dirigeant suisse.
Une décennie de transformations pour l’Afrique
Dans sa déclaration, Samuel Eto’o a souligné plusieurs réalisations majeures. Il a notamment pointé le renforcement de la place de l’Afrique dans le paysage footballistique mondial, attribuant en partie ce progrès au programme FIFA Forward. Ce dispositif a, selon lui, permis l’injection de plus d’un milliard de dollars d’investissements dans le développement du sport sur le continent.
Une évolution concrète citée par le dirigeant camerounais concerne la représentation africaine en Coupe du monde. Le nombre de places allouées aux sélections du continent est passé de cinq à neuf pour le tournoi à 48 équipes prévu en 2026. Cette progression pourrait même atteindre dix places si la République Démocratique du Congo parvient à se qualifier via les barrages intercontinentaux.
Eto’o a également salué les efforts en faveur du football féminin, estimant qu’ils ont permis aux jeunes filles africaines de nourrir de plus grandes ambitions sportives.
Un mandat marqué par des réformes et des controverses
Gianni Infantino a accédé à la tête de la FIFA en février 2016, succédant à Sepp Blatter, contraint à la démission dans un contexte de scandales de corruption. Son élection a inauguré une ère de changements structurels majeurs.
Parmi les décisions phares de sa présidence figurent l’expansion de la Coupe du monde masculine à 48 équipes et l’introduction généralisée de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) dès la Coupe du monde 2018 en Russie. Sa gestion a parallèlement dopé les revenus de l’instance, permettant une redistribution accrue aux fédérations nationales, laquelle a atteint 2,8 milliards de dollars en 2023.
Ce parcours n’a cependant pas été exempt de turbulences. Peu après son élection, son nom a été associé aux révélations des Panama Papers concernant des contrats signés durant son passage à l’UEFA. Son mandat a aussi été émaillé de tensions avec le comité d’éthique de la FIFA, dont il a limogé deux responsables en 2017 alors que des investigations le concernaient. Il a par la suite été cité dans l’enquête Football Leaks sur des contournements présumés des règles de fair-play financier.
Sur le plan financier, la rémunération du président de la FIFA a connu une hausse, passant d’environ 1,4 million d’euros en 2016 à près de 2 millions d’euros en 2023, complétés par un bonus de 1,6 million d’euros lié à l’organisation de la Coupe du monde au Qatar.
Réélu sans opposition pour un troisième mandat jusqu’en 2027, Gianni Infantino poursuit ainsi un leadership qui continue de façonner profondément l’avenir du football mondial et africain.



