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Cameroun- Mise en œuvre des recommandations du GDN : La CNDHL exige une feuille de route à Paul Biya

 

C’était lors de la cérémonie de présentation du rapport annuel 2018 de la commission nationale des droits de l’homme et des libertés ( CNDHL) , le 28 novembre 2019 à son siège de Yaoundé.

 

  Sous les auspices de son président Dr Chemuta Divine Banda , la CNDHL a présentée  l’état des droits de l’homme et des libertés en 2018 au Cameroun, et ses activités. Une formalité au regard de la loi Nº 2004 /016 du 22 juillet 2004 portant création, organisation et fonctionnement de la CNDHL, modifié et complétée par la loi Nº 2010/ 004 du 13 avril 2010 . Dans son article 19 , qui dispose d’ailleurs « la commission délibère , formule des recommandations, émet des avis et dresse des rapports. » . Ainsi , l’année 2018 a été marquée par la poursuite de la crise sécuritaire dans les régions Nord- Ouest et Sud-ouest ( NOSO ) , les prises d’otages dans la région d’Adamaoua , des attaques terroristes de Boko Haram à l’Extrême-Nord , sans omettre l’insécurité transfrontalière dans la région de l’Est . Des situations qui ont donné lieu aux violations des droits de l’homme et provoqué de nombreux déplacés interne dans le reste du pays . Au de là de cette situation des droits civils et politiques, la CNDHL a dressé le rapport de la situation des droits économiques, sociaux et culturels ; la situation des droits des catégories spécifiques ; les questions spéciales ; la question du respect par le Cameroun de ses engagements régionaux et internationaux en matière de droits de l’homme et en définitive ses recommandations.

La CNDHL salut la ténue du GDN et appelle le gouvernement à fournir une feuille de route pour l’implémentation des recommandations

  Pour le président de la CNDHL, Dr Chemuta Divine Banda « Je dois revenir sur ce que j’ai toujours dit . Et quand j’insiste sur ça , il y en a ceux qui avait pensé que le dialogue n’était nécessaire. Nous avons insisté que le dialogue soit utilisé pour résoudre nos problèmes. Et on également voulu que ce dialogue soit inclusif . Celui qui met sur la table des débats toutes les questions sans exception. Même les questions d’ordre politique . Vous avez vue que pendant plusieurs années même nos représentants au parlement n’ont pas pu examiner ce problème. Pourtant c’est le lieu indiqué pour en débattre sur ce sujet. Heureusement , finalement le chef de l’État a compris l’importance et la nécessité du dialogue. C’est ainsi qu’il a convoqué le grand dialogue national. Même si on ne dit pas que ça été à 100% sans critique. Aucune œuvre humaine n’est parfaite. Ce dialogue nous a amené à comprendre nos problèmes. Et ça nous a permis de formuler les recommandations qui peuvent résoudre notre problème . Ce qui reste à faire pour moi , c’est de montrer une volonté politique , préparant un agenda, une feuille de route pour indiquer comment on va implémenter les recommandations. » . Il poursuit d’ailleurs il rappelant que , ce n’est à ce prix qu’on retrouvera la paix. Selon lui la paix n’est pas encore rétabli au NOSO. C’est un long processus et cela demande une volonté politique.

Paul Fils Eloundou

Journaliste camerounais et maître en droit privé fondamental à l'Université de Yaoundé 2 SOA.

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