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Valorisation des déchets solides : Le Cameroun a son premier centre de collecte D3E

Hélé Pierre, ministre camerounais de l’environnement accompagné de son homologue de la formation professionnelle, Issa Tchiroma Bakari ont procédé, le 19 mars dernier à l’ouverture du premier centre de collecte des déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E) au Cameroun et en Afrique centrale.
Cartes électroniques, vieux téléphones, des cables électriques trainant ça et là , appareils informatiques et électroménagers, climatiseurs, frigos défectueux, bref tout les matériaux susceptibles d’être une brocante ( vieillerie ou encore antiquité) peuvent être recycler et revaloriser. C’est ce que tente de démontrer le projet Weeecam. En lançant le premier centre de collecte des déchets d’équipements électriques et électroniques au Cameroun, l’occasion est donné aux ménages de se débarrasser de ces matériaux arrivés en fin de vie en toute sécurité.
En effet, les équipements électronique et même électrique seraient selon les amis de la nature, un véritable danger pour l’homme et son environnement.  Ces déchets contiennent de nombreuses substances toxiques comme des métaux lourds, des polluants organiques persistants, des gaz à effet de serre très puissants, parfois de l’amiante ou des composés radioactifs.
Pour éviter un chaos à venir, les spécialistes choisissent l’option de la prévention et du recyclage. Dans ce critère, l’économie environnementale prend de l’ampleur. Le système de recyclage et de revalorisation de ces déchets contribue à faire tourner l’économie d’un pays tout en prévenant les casses environnementales à venir.
Dans cette option, le projet Weeecam entend mettre la puce à l’oreille des ménages. En effet, au lieu de se débarrasser de ces déchets à travers la nature, ceux-ci gagneraient à déposer leurs casses dans  un centre de collecte de D3E.  Selon  Boris de Foutereau, représentant résident de la Guilde et ST au Cameroun, ce geste participatif des ménages, à la sauvegarde de l’environnement est bénéfique à deux niveaux. Dans un premier temps la contribution à maintenir la santé de la nature, ensuite, la rémunération qui en découle.
A titre de rappel, les déchets électroniques qui regroupent l’ensemble des appareils électriques en fin de vie, contiennent au-delà des polluants, des matières premières de grande valeur. Or, cuivre, terres rares, coltan, constituent pour la plus part des matériaux dites « stratégiques », objets de convoitises mondiales. C’est donc une véritable mine urbaine qui croule entre les pieds des camerounais.
Ce premier centre de collecte au Cameroun occupe les locaux de l’ONG solidarité Technologique dans la ville de Yaoundé. Cette initiative financer par  le Fond français pour l’environnement mondial, la mairie de Paris, entend pour l’instant installé les premiers centres dans les villes de Yaoundé et Douala. Ensuite s’étendre dans tout le pays et même dans la sous région.

Propos de Boris de Foutereau, représentant Résident de la Guilde et ST au Cameroun « Le processus de recyclage commence d’abord par la collecte qui se fait au niveau des point des collectes fixes. Nous en auront à terme 07 dans la ville de Yaoundé et 05 à Douala. A cause de cela, on aura aussi, un réseau de collecteurs mobiles qui vont carrément travailler au porte à porte pour récupérer des déchets auprès des usagers. Ensuite ces déchets sont rapatriés au niveau de nos deux centres de recyclage. Nous sommes ici dans celui de Yaoundé. Dans un an, nous en aurons un second à Douala qui sera beaucoup plus grand que celui là. Une fois les déchets arrivés là, le processus de recyclage est comme suit. Le principal objectif pour nous est de reconditionner et d’arriver à en réparer un maximum. C’est meilleur pour l’environnement. C’est aussi meilleur pour l’économie. Donc l’état du tri visuel est particulièrement important pour qu’on pèse en inventorie et qu’on trie pour ceux qu’on espère pouvoir réparer et ceux qui sont vraiment des causes perdues. Les équipements réparables sont ensuite mis en forme, les mémoires sont effacées et puis on les met en vente à très bas prix. Ceux qui ne sont pas réparables sont démantelés en fractions des différents matériaux qui composent ces équipements… Une fois qu’on a réussi à trier ses fractions et ces différents matériaux on va après les envoyer à des recycleurs spécialisés qui disposent d’infrastructures industrielles et qui respectent les standards environnementaux. Quand c’est possible, on privilégie des filières camerounaises. Mais, parfois ça ne l’est pas, mais on se tourne vers des filières internationales. »

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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