L’UPC2025 se positionne pour les scrutins de 2026 au Cameroun

La coalition politique Union pour le changement 2025 (UPC2025) a dévoilé sa stratégie électorale en vue des prochaines consultations nationales. À la différence de certaines formations de l’opposition, cette plateforme, qui rassemble une soixantaine de partis et d’associations, a annoncé qu’elle ne boycotterait pas les élections législatives et municipales prévues en 2026.
Une ambition parlementaire affichée
L’objectif principal de l’UPC2025 est de remporter une majorité qualifiée à l’Assemblée nationale. La coalition vise plus précisément une majorité des deux tiers, ce qui lui permettrait, selon ses statuts, de conduire des réformes institutionnelles majeures. L’hémicycle camerounais compte actuellement 180 sièges, dominé par le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) au pouvoir.
Pour atteindre cet objectif, la coalition prévoit de présenter des candidats dans l’ensemble des 360 communes du pays pour les municipales et dans les 58 départements pour les législatives. Elle entend constituer des listes consensuelles, ouvertes non seulement à ses membres mais aussi à des personnalités de la société civile et à des militants d’autres partis politiques. La seule condition exigée est l’adhésion au Programme de transition et de refondation porté par la coalition.
Un contexte politique fragmenté
Cette annonce intervient dans un paysage politique où les appels à l’unité de l’opposition coexistent avec des divisions persistantes. L’UPC2025 rejoint ainsi d’autres formations, comme le parti Les Libérateurs, dans une démarche de mobilisation en vue des scrutins. Toutefois, la coalition devra composer avec la décision du Front social national camerounais (FSNC), dont elle avait soutenu le candidat à la dernière présidentielle, de boycotter ces mêmes élections.
La plateforme fonde sa dynamique sur le résultat de l’élection présidentielle d’octobre dernier, au cours de laquelle elle estime que son candidat consensuel, Issa Tchiroma Bakary, l’a emporté. Elle présente donc sa participation aux prochaines élections comme une continuation de la lutte pour la « récupération » de ce qu’elle considère comme une victoire.
La concrétisation de cette stratégie dépendra de la capacité de la coalition à fédérer au-delà de ses rangs et à présenter un front uni, dans un environnement où les forces d’opposition ont historiquement eu des difficultés à coordonner leurs efforts lors des rendez-vous électoraux. La date exacte des scrutins reste à préciser, dans l’attente de la convocation officielle du corps électoral par les autorités.



