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Cameroun- 110 sociétés minières traduites en justice: Le gouvernement déclare la guerre à l’or qui s’évapore

Cameroun- 110 sociétés minières traduites en justice: Le gouvernement déclare la guerre à l'or qui s'évapore

Cameroun- 110 sociétés minières traduites en justice: Le gouvernement déclare la guerre à l’or qui s’évapore

Fini les discours. Le Cameroun passe à l’acte. Au Salon de l’action Gouvernementale édition 2026, le gouvernement à travers le Ministère des Mines, de l’industrie et du Développement Technologique ( MINMIDT) l’assume. Lors de la conférence tenue hier, 10 juin, le Pr. Fuh Calixtus GENTRY, dévoile tout de l’avenir du secteur minier au Cameroun. 

Le pays entre « dans le club privilégié des pays miniers » avec 5 projets industriels démarrés depuis 2025. Mais en même temps, il serre la vis. 110 sociétés minières sont déjà devant la justice. L’objectif est clair : mettre fin à l’or qui « disparaît » entre les carrières et les aéroports.

Grand Zambi, Mbalam, Minim-Martap… Ce ne sont plus des noms sur une carte. Ce sont des chantiers. Surtout Minim-Martap avec ses 9 volets : de la mine jusqu’au port, en passant par les rails et l’alumine. Les premiers wagons sont déjà là. Les derniers arrivent en juillet 2026. Une assurance du Pr. Fuh Calixtus Gentry. Selon lui, dès septembre 2026, la première bauxite camerounaise prendra le large. Par ailleurs, Cinq autres projets, calcaire inclus, suivront la même année. La promesse derrière tout ça est du travail pour les jeunes et de l’argent qui redescend dans les territoires.

5 kg d’or par mois, ou on ferme

Côté artisanal, le gouvernement ne fait plus de cadeaux. Désormais, pour être « semi-mécanisé », il faut prouver que l’on peut sortir minimum 5 kg d’or par mois. 3 kg si c’est de l’or de rivière. Faut-il le rappeler, la réforme tient sur 5 piliers : la loi, l’environnement, la technologie, la collecte et la traçabilité. Traduction claire : l’ordre régnera par tous les moyens. L’État veut sa part. Ce, tout de suite. Plus de zones grises.

110 sociétés en justice : l’illégal, mal barré

Pour y arriver, les pouvoirs publics ne lesinent pas sur les mesures drastiques. L’opération coup de poing est lancée. Sur 200 sociétés publiées, plus de 110 ont déjà été traînées devant les tribunaux. Pourquoi ? Parce que l’or produit au Cameroun n’est jamais celui qui arrive à l’étranger. Le ministre ne mâche pas ses mots : les fausses déclarations font « évaporer » les richesses.

Son rappel est simple et ferme : la loi donne 51% minimum aux Camerounais dans toute société semi-mécanisée. « L’illégalité exclut les Camerounais ». Et sa formule fait mouche : « illégalité égale écart entre ce qui est déclaré et ce qui est produit ».

Avec cette double stratégie – lancer les grands projets ET nettoyer le secteur artisanal – Yaoundé envoie un message : les richesses du sol camerounais doivent d’abord nourrir les Camerounais. Pas les réseaux qui travaillent dans l’ombre.

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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