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Cameroun-Chantier de construction de l’usine des carreaux de BIPAGA à Kribi les employés en grève

Depuis le début de la semaine, les employés du chantier multiplient les grèves, dénonçant le non respect des conventions collectives et les mauvaises conditions de travail, même pas la médiation initiée par le préfet n’arrive à faire entendre raison à l’entreprise chinoise qui tient tête aux autorités sur le respect des droits de l’homme sur son chantier.

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Ils sont plus deux cents employés camerounais, travaillant sur le site du chantier de construction de l’usine à carreaux de BIPAGA, non loin de l’entrée de la société nationale d’hydrocarbure SNH à Kribi, Aujourd’hui en grève contre leur employeur chinois dont ils dénoncent entre autres les mauvaises conditions de travail, et non respect de la convention collective en vigueur au Cameroun.

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Si l’ambiance était de plus en plus lourde depuis quelque temps, crispant le climat social au sein du chantier entre employés et employeurs, il faut dire que les voix sont montées un peu plus d’un ton ces derniers jours à Kribi. En effet, la journée de Mercredi 30 Août a marqué, le conflit qui oppose les deux parties se déportant du site du chantier, à la préfecture du département de l’Océan.

Pour les employés, l’on explique que ce revirement fait suite à la sourde oreille dont fait montre la société Chinoise KEDA ayant gagné le marché de construction du de l’usine lancé par la SNH. Au menu de la discorde, les conditions de travail jugés ici inhumaines par les employés. D’abord les conditions de transport ; le chantier étant situé à trentaine de kilomètres du centre ville d’où réside la majeure partie des ouvriers, c’est dans des camions à bennes qui servent à transporter les matériaux de sable que sont transportés les ouvriers.

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Entassés en masse, par centaine dans une benne, s’accrochant les uns aux autres pour éviter des chutes le long du trajet sur la nationale 7 très sollicité, comme l’illustrent les images. Outre ces conditions de transport, les ouvriers dénoncent les conditions sécuritaires et sanitaires très précaires marquées par une absence de toilettes publics, les exposants au maladies. Plusieurs à en croire les témoignages ayant fait les frais.

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En plus de l’absence des lieux de restauration et le très mauvais état des dortoirs ou de ce qui en tient lieu. Ajouté à cela le non respect de la réglementation en vigueur, sur l’application des conventions collectives sur la question salariale. Sur la question ils affirment tous au départ avoir été recruté par l’entreprise chinoise KEDA, avant d’être reclassé du jour au lendemain dans une société de placement de personnel, sans la moindre explication.

Un ensemble de chose qui aurait milité, à la crise actuelle au sein du chantier, impactant ainsi, l’avancée des travaux contenu dans le cahier de charge signé entre la SNH et la société Chinoise. Depuis la dernière réunion de crise présidée par le préfet NOUHOU BELLO ce Mercredi, rien n’a bougé sur les accords trouvées entre les différentes parties.

Sur les conditions de transport l’entreprise qui avait suspendu unilatéralement le transport des ouvriers les exigeant désormais de résider sur place, dans les cases construite, s’est engagée à reprendre le service de transport ce Jeudi 30 Août, sauf que les promesses faites au préfet sont restés sans suite; même pas les tentatives de relance essayées par le préfet en personne ce matin par coup de file n’ont pas d’ailleurs trouvés solutions , lesdits appels ayant été simplement ignorées par l’entreprise.

Une situation qui fait craindre un trafic d’influence en haut lieu à en croire les employés, qui affirment avoir reçu des menaces, où les auteurs affirmaient ne rien craindre « avoir toutes les autorités dans la poche ». Informations pas ce pendant confirmée par nos soins. C’est donc une situation qui risque déboucher sur un réel trouble à l’ordre public si rien n’est fait, dans les prochains jours à Kribi, en attendant une médiation peut-être cette fois du gouvernement, le Préfet voyant son autorité saborder, par l’une des parties.

En rappel la construction de l’usine à carreaux se déroule sur un site d’une trentaine d’hectares, sur une période loin des délais annoncés par la SNH au départ. Cette usine est appelé à produire 50 000m² de carreaux.

 

 

 

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