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Tourisme médical :EmirAfrik veut renforcer l’accès des Africains aux soins spécialisés

Tourisme médical :EmirAfrik veut renforcer l’accès des Africains aux soins spécialisés

Tourisme médical : EmirAfrik  veut renforcer l’accès des Africains aux soins spécialisés

À l’occasion d’une rencontre avec la presse tenue le 9 mars 2026 à Yaoundé, Cathy Anita Sonwa, co-fondatrice de EmirAfrik  a présenté la vision et les missions de cette structure spécialisée dans l’accompagnement médical international. Créée en 2020, l’organisation se positionne comme un pont entre l’Afrique, les Émirats arabes unis et le reste du monde pour les questions médicales et de bien-être.

Un facilitateur pour l’accès aux soins

Tourisme médical :EmirAfrik veut renforcer l’accès des Africains aux soins spécialisés 4

 

Selon Cathy Anita Sonwa, EmirAfrik  joue avant tout un rôle de facilitateur pour les patients en quête de solutions médicales adaptées. L’organisation accompagne les personnes souhaitant consulter des spécialistes ou bénéficier de soins dans des structures médicales partenaires à l’étranger.

« EmirAfrik, c’est le pont entre l’Afrique, les Émirats arabes unis et le monde entier pour toutes les questions médicales. Depuis six ans, nous accompagnons des personnes à travers le monde pour une meilleure qualité de soins et de bien-être », a-t-elle expliqué.

En six années d’existence, la structure affirme avoir accompagné des centaines de patients provenant de plusieurs pays. En Afrique, les patients viennent notamment du Cameroun, du Congo, du Togo, du Sénégal, du Nigeria ou encore du Bénin. L’organisation indique également avoir reçu des personnes venant d’autres continents, notamment d’Italie et des États-Unis.

Le principe est simple : orienter le patient vers la clinique ou le spécialiste le plus adapté, capable de poser un diagnostic précis et de proposer un traitement approprié.

Un dispositif pour les sportifs de haut niveau

Au-delà des particuliers, EmirAfrik propose aussi des services spécifiques destinés aux sportifs de haut niveau. L’organisation collabore avec certaines fédérations sportives pour assurer des pré-examens médicaux avant les compétitions.

Ces évaluations permettent de déterminer l’état de santé des athlètes et leur capacité à participer à des compétitions internationales.

« Nous travaillons avec des fédérations qui nous sollicitent pour une assistance médicale pré-compétition pour les sportifs de haut niveau », a précisé la cofondatrice.

Dans ce cadre, EmirAfrik facilite également les démarches administratives liées au déplacement des athlètes vers l’étranger.

« Pour les sportifs qui sont en Afrique, nous nous occupons du visa, des réservations et de toute la logistique. À leur arrivée, ils sont pris en charge pour des tests médicaux approfondis », a-t-elle ajouté.

Un réseau international

Le siège principal d’EmirAfrik est basé à Dubaï, aux Émirats arabes unis, avec un bureau à Douala et une antenne à Yaoundé. Ce réseau permet à l’organisation de travailler avec plusieurs cliniques et spécialistes internationaux, ainsi qu’avec des groupes disposant d’académies sportives dans différents pays.

Au Cameroun, la structure a également noué des partenariats avec des cliniques locales afin de réaliser un premier diagnostic médical avant d’envisager un éventuel déplacement du patient à l’étranger.

« Nous faisons dans le tourisme médical, mais la priorité reste le médical. Nous ne sommes pas une agence de tourisme », a insisté Cathy Anita Sonwa.

Des services accessibles

Dans sa stratégie, EmirAfrik met également l’accent sur l’accessibilité des services. La structure propose une orientation vers un spécialiste à partir de 5 000 FCFA.

Par ailleurs, un programme de fidélité a été mis en place pour les abonnés. À partir de 7 000 FCFA par mois, les membres peuvent bénéficier de réductions sur plusieurs services auprès des partenaires médicaux de l’organisation.

Sensibiliser les Africains au bilan de santé

L’un des principaux défis évoqués par la cofondatrice reste la sensibilisation des populations africaines à l’importance du bilan de santé régulier.

« Notre défi principal est d’éduquer les Africains à faire leur bilan de santé », a-t-elle souligné.

Pour conclure, Cathy Anita Sonwa a lancé un appel aux autorités administratives camerounaises afin de soutenir les initiatives de la structure, notamment à travers des facilités administratives et des collaborations avec les ministères de la Santé et des Sports.

Avec cette approche, EmirAfrik ambitionne de renforcer l’accès des Africains aux soins spécialisés tout en développant le tourisme médical vers des centres de référence internationaux.

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