PTS-Jeunes: Le Minjec veut recadrer les choses

Mounouna Foutsou a tenu personnellement à prendre le taureau par les cornes au cours de l’ouverture de l’Atelier d’arrimage des plans d’affaires des jeunes bénéficiaires du Plan Triennal Spécial Jeunes ( Pts-Jeunes). C’était vendredi dernier, à Yaoundé.
Les financements relatifs au plan Triennal Spécial Jeunes sont prioritaires aux projets de jeunes susceptibles de contribuer au développement économiques, nationales, régionales et locales. C’est en tout cas, ce qu’il faut retenir des échanges fructueux qu’a entretenu Mounouna Foutsou, Minjec et les représentants des administrations publiques les administrations partenaires dans la gestion des questions de jeunesse, les conseillers en insertion, les chargés de projets filières ou encore des experts . Parmi elles, le Ministère de l’agriculture et du développement rural (Minader), le Ministère de l’élevage, des pêches et des industries animales (Minepia), le ministère de la formation professionnelle (Minfop), le Ministère de la recherche scientifique et de l’inovation (Minresi), et bien d’autres encore. En effet, tous ceux-ci sont concernés. Car, l’Etat camerounais souhaite faire contribué la jeunesse dans son plan de développement économique. Les axes prioritaires sont donc, l’agriculture, l’élevage ou encore l’innovation.
« Dans le cadre actuel du comité de suivi qui a été mis en place au niveau des services du PM, le Minjec a bien voulu s’assurer de l’importance de l’adéquation entre les plans d’installations des jeunes leur business plan et le plan de développement économique du Cameroun à partir du niveau local, régional et national. », confie le Coordonnateur National de l’Observatoire National de la Jeunesse (ONJ), Armand Mveme Atangana.
Mounouna Foutsou a donc voulu à l’occasion de cet atelier, renforcer les capacités. Mettre en place un cadre de renforcement des capacités des principaux intervenants pour qui sont les conseillers en insertion, des chefs d’antenne, les points focaux PTS, régionaux; qui à leurs tours, devront se déployer sur l’ensemble du territoire national.
« Vous le savez depuis qu’on a prescrit le PTS-jeunes, beaucoup de choses se sont passées au point où, certains jeunes ont dû se déplacer et puis il y a eu de nouvelles spéculations qui se sont développés. Il est donc question, à la fin de cet atelier, d’actualiser les plans d’affaires des jeunes et de pouvoir leurs donner des moyens pour pouvoir réussir leurs installations à la fin de leur parcourt de financement. », ajoute le coordonnateur du ONJ.
Dans son allocution de circonstance, le Coordonnateur National de l’Observatoire National de la Jeunesse (ONJ), Armand Mveme Atangana, a bien voulu situé dans le temps et dans l’espace l’état de mise en œuvre du PTS-JEUNES. Après un retracé historique du PTS-JEUNES, le Coordonnateur National indique que plusieurs jeunes ont déjà été financés dans plusieurs régions du Cameroun notamment l’Extrême- Nord, l’Est, le Littoral, le Sud-Ouest ou encore l’Ouest. Cependant, opérationnalisation de ce projet a été entravée par les difficultés de déblocage des financements. A cet effet, plusieurs actions ont été menées à l’instar des réflexions sur des meilleures stratégies de financement pour l’accélération de la mise en œuvre du PTS-JEUNES depuis le mois d’août 2019. Au niveau de l’ONJ, les inscriptions se poursuivent tant au niveau national qu’international.
En modérateur aguéri, le Ministre de la jeunesse et de l’éducation civique a tenu à donner la parole à tous les représentants d’administrations partenaires présents. Parmi ces interventions, le représentant du MINADER propose aux experts de se rapprocher de ce département ministériel pour le problème des kits d’installation des jeunes car il y a des projets programmes comme le Pea-Jeunes ou encore l’Afop qui visent à installer les jeunes. Le représentant propose également la mise à disposition de la cartographie des filières agricoles par région et par département.
Le représentant du MINEPIA qu’en à lui, indique qu’actuellement les filières les plus porteuses sont le lait et le poisson et qu’également, il existerait des filières classées à priori dans les zones rurales qui ont des extensions en zones urbaines.
Les conseillers en insertion, des chefs d’antenne, les points focaux PTS, régionaux; ont donc moins de deux semaines pour apprendre auprès des experts volontaires, pour qui à leurs tours, devront se déployer sur l’ensemble du territoire national afin d’actualiser les plans d’affaires des jeunes.



