
41e Journée Internationale de la Femme : Nkoteng lance un appel fort pour “Droits, Justice et Action”
La place des fêtes de Nkoteng a vibré, le 20 février 2026, au rythme du lancement national des activités marquant la célébration de la 41e édition de la Journée Internationale des Droits de la Femme au Cameroun.La cérémonie était présidée par la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Abena Ondoa née Obama Marie Thérèse, entourée pour la circonstance de plusieurs membres du Gouvernement et personnalités administratives.À ses côtés figuraient notamment la Ministre des Enseignements Secondaires, Nalova Lyonga, la Ministre Déléguée à la Présidence de la République chargée du Contrôle Supérieur de l’État, Rose Acha Fomundam, ainsi que des représentants d’organisations internationales, dont ONU Femmes, le Directeur de l’ENAM, le Préfet de la Haute Sanaga et de nombreuses forces vives locales.
Le choix du département de la Haute Sanaga pour abriter le lancement national a été salué comme une marque de reconnaissance et d’encouragement à l’endroit des femmes de cette localité cosmopolite.
Un thème centré sur les droits, la justice et l’inclusion
Placée sous le thème : « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles », cette 41e édition reprend l’orientation définie au niveau international par l’Organisation des Nations Unies.
Dans son discours, la MINPROFF a rappelé que si le Cameroun dispose d’un cadre juridique consacrant l’égalité formelle entre hommes et femmes, des défis majeurs subsistent. Parmi eux :
la persistance des violences basées sur le genre ;
les inégalités structurelles ;
les difficultés d’accès des femmes à la justice ;

la sous-représentation dans les sphères décisionnelles.
Insistant sur le mot « TOUTES », la Ministre a souligné la nécessité d’une approche inclusive, afin qu’aucune femme ni aucune fille, en particulier les plus vulnérables, ne soit laissée de côté.
Elle a également rappelé les engagements renouvelés du Président de la République, Son Excellence Paul Biya, en faveur du renforcement de la législation contre les violences faites aux femmes et de la protection accrue des veuves et des femmes abandonnées.
Les attentes des femmes de Nkoteng
Après le mot de bienvenue du Maire de Nkoteng, Kanga Hubert, la Présidente du Réseau des Associations Féminines de Nkoteng, Nga Molo Julienne, a exprimé la gratitude des femmes pour le choix porté sur la Haute Sanaga.
Elle a toutefois relevé plusieurs difficultés auxquelles elles restent confrontées, notamment :
la sous-scolarisation des filles-mères ;
les obstacles à l’établissement des actes de naissance et des pièces d’identité ;
l’accès limité à l’emploi.
Le réseau, a-t-elle expliqué, œuvre déjà à l’encadrement des jeunes filles à travers des formations en agriculture, ainsi qu’à l’appui en denrées alimentaires et fournitures scolaires. Un plaidoyer a également été formulé en faveur de l’organisation de mariages collectifs et de la création d’un Centre de Promotion de la Femme et de la Famille à Nkoteng.
En réponse, la MINPROFF a assuré que ces préoccupations ont été prises en compte et que des solutions seront progressivement envisagées, en fonction des ressources disponibles.
Distinctions et appuis concrets

Moment fort de la cérémonie : la remise des prix aux lauréats du concours de la maquette du pagne du 8 mars 2026. Une initiative qui valorise la créativité locale et renforce l’appropriation symbolique de la célébration.
Du matériel agricole — arrosoirs et autres équipements — a également été remis aux réseaux des associations féminines de la Haute Sanaga, traduisant la volonté d’accompagner concrètement l’autonomisation économique des femmes.

La cérémonie s’est achevée par un défilé haut en couleurs et la visite des stands d’exposition. L’occasion pour la Ministre et sa délégation de toucher du doigt le dynamisme et le savoir-faire des femmes de la localité dans divers domaines d’activités.
Un appel à une célébration dans la paix et l’unité

Avant de déclarer officiellement lancées les manifestations sur l’ensemble du territoire national, la MINPROFF a invité les populations à commémorer cette édition dans la paix, le respect des institutions, la cohésion sociale et le vivre-ensemble.
« Ensemble, agissons pour promouvoir les droits des femmes et des filles, et une justice équitable pour tous », a-t-elle conclu.
À Nkoteng, le ton est désormais donné : la 41e Journée Internationale des Droits de la Femme s’annonce comme un moment de réflexion, mais surtout d’action en faveur d’une société plus juste et inclusive.



