Politique

Salomon Beas révèle la candidature électorale de Maurice Kamto en 2013

Un ancien membre du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a récemment partagé des éléments sur le parcours électoral du président de cette formation, le professeur Maurice Kamto. Ces révélations interviennent dans un contexte de débat sur la stratégie électorale de l’opposition.

Un passé électoral rappelé

Dans une publication sur les réseaux sociaux, Salomon Beas, ancien militant du MRC, a indiqué que le leader de l’opposition s’était personnellement présenté aux élections législatives et municipales de 2013. Selon lui, Maurice Kamto conduisait alors la liste de son parti dans la circonscription de Nfoundi, à Yaoundé. Cette liste aurait été battue par celle du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir.

Cette information est mise en avant pour souligner un changement de position stratégique. En effet, le MRC avait appelé au boycott des élections législatives et municipales de 2020, une décision justifiée à l’époque par la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ainsi que par l’absence de réforme du code électoral. La possible participation du parti aux prochains scrutins fait donc l’objet d’analyses sur sa cohérence.

Rivalités et légitimité interne au MRC

Le témoignage de Salomon Beas aborde également les dynamiques internes au sein du MRC après le scrutin de 2013. Il rappelle que le parti avait aussi présenté une liste à Douala, dans le Wouri-Est, menée par Lazare Souop. Ce dernier, élu député, serait alors devenu le seul parlementaire du parti.

L’ancien militant décrit une divergence de profils et d’influence au sein de la formation. D’un côté, Maurice Kamto, universitaire et ancien ministre délégué à la Justice, apportait une notoriété académique et une stature intellectuelle. De l’autre, Lazare Souop, parlementaire, incarnait une expérience de terrain et un militantisme politique de longue date, évalué à environ trente-cinq ans.

Cette différence aurait, selon le récit, engendré des questionnements sur la légitimité à orienter la ligne politique du parti. La question de savoir qui, du président administratif ou de l’élu expérimenté, devait piloter les décisions stratégiques se serait ainsi posée.

Ces éléments historiques sont aujourd’hui remis sur le devant de la scène à l’approche d’échéances électorales futures, alimentant le débat sur la cohérence des stratégies des partis d’opposition et sur leur gouvernance interne.

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