Idriss Diallo regrette les incidents de la finale de la CAN 2025

Un bilan en demi-teinte pour l’organisation marocaine
Idriss Diallo, président de la Fédération ivoirienne de football (FIF), a fait part de sa profonde déception à la suite des événements survenus lors de la finale de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations. Dans des propos rapportés par le magazine Jeune Afrique, le dirigeant a salué les efforts financiers considérables consentis par le Royaume du Maroc pour la réussite infrastructurelle de la compétition.
Il a toutefois estimé que l’image finale du tournoi avait été sévèrement ternie par l’atmosphère tendue et les désordres qui ont marqué la fin de la rencontre au stade Moulaye Abdallah de Rabat. Diallo a pointé du doigt un climat de défiance généralisé qui, selon lui, a nui à la crédibilité de l’événement.
Une ombre sur le « produit CAN »
Le responsable ivoirien a souligné le paradoxe entre la qualité de l’organisation matérielle et le spectacle final offert. Il a déclaré que les investissements marocains, dépassant largement ceux d’autres éditions, visaient à offrir une vitrine impeccable du football africain. Malheureusement, les incidents en fin de match et les suspicions persistantes ont, selon ses termes, entaché le « produit CAN » que la Confédération Africaine de Football (CAF) cherche à promouvoir auprès des partenaires internationaux.
Diallo a jugé cette situation préjudiciable pour la réputation globale du football sur le continent, susceptible d’affecter son attractivité commerciale et médiatique.
Reconnaissance de la supériorité sénégalaise sur le terrain
Sur le plan strictement sportif, le président de la FIF a reconnu la nette domination de l’équipe du Sénégal lors de cette finale. Il a analysé que la sélection marocaine était apparue moins tranchante, possiblement affectée par l’effort fourni en demi-finale face au Nigeria. Malgré le contexte polémique, il a admis que les Lions de la Téranga avaient démontré une supériorité tactique et physique méritant la victoire.
Néanmoins, Idriss Diallo a conclu sur une note amère, regrettant que la célébration du football africain ait été gâchée par cette fin de match houleuse. Il a évoqué une tension palpable dès avant le coup d’envoi, ayant complexifié la tâche de l’arbitrage et alimenté les contestations, venant ainsi obscurcir la performance légitime des vainqueurs.



