Politique

Cameroun : Maurice Kamto exige la restitution de la dépouille d’Anicet Ekane

Le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto, a publiquement interpellé les autorités camerounaises au sujet de la situation post-mortem d’Anicet Ekane. Le leader de l’opposition exige que le corps de ce responsable politique soit restitué à sa famille, près de trois mois après son décès.

Un décès en détention et une dépouille retenue

Anicet Ekane, président du Mouvement africain pour une nouvelle indépendance et une nouvelle démocratie (MANIDEM), est décédé le 1er décembre 2025. Il a perdu la vie alors qu’il était détenu au Secrétariat d’État à la défense (SED) à Yaoundé, après son interpellation le 24 octobre de la même année. Cette arrestation faisait suite à des tensions liées au processus électoral présidentiel d’octobre 2026.

Dans une déclaration officielle, Maurice Kamto affirme que les circonstances exactes du décès n’ont pas été élucidées par les autorités. Il souligne surtout que la famille du défunt se voit, à ce jour, privée de la possibilité d’organiser des obsèques, la dépouille n’ayant toujours pas été rendue malgré plusieurs demandes.

Une demande institutionnelle et une dénonciation des pratiques

Le chef du MRC qualifie cette rétention de pratique inhumaine et exige des pouvoirs publics qu’ils remettent le corps aux proches d’Anicet Ekane. Il estime que cette situation prolonge indûment le deuil de la famille, des sympathisants et des membres de son parti politique.

Le communiqué insiste sur le principe de dignité humaine, qui devrait, selon l’opposant, prévaloir au-delà des divergences politiques. Maurice Kamto appelle ainsi à ce que le respect dû à tout être humain soit accordé au défunt, permettant à ses proches de tourner la page.

Cet épisode s’inscrit dans un contexte politique camerounais marqué par des tensions récurrentes entre l’opposition et le pouvoir en place. La gestion post-mortem d’Anicet Ekane est présentée par le MRC comme un test pour les pratiques institutionnelles et le respect des droits fondamentaux dans le pays.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page